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16e festival du film Amazigh: Amendil, ou l’innocence blessée

La projection des films sélectionnés pour concourir et décrocher l’olivier d’Or de la 16e édition du Festival national culturel du film Amazigh, se poursuit au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Après la projection du long métrage : «Anekkar N Lkhir» (l’Ingrat) de Achour Amazith, dimanche dernier, le public a découvert, dans la fin de l’après-midi de lundi, le film intitulé : «Amendil» (Le foulard) de Hakim Rahim qui raconte un terrible coup qui blesse deux cœurs innocents.
C’est l’histoire poignante de de la séparation de deux jeunes amoureux Ali et Lila. Cette dernière, au visage angélique, a choisi de sacrifier discrètement son amour d’enfance pour protéger son père endetté et menacé par Hamid, l’usurier qui envisage de balancer ses sales affaires.
Dans ce film de 118 minutes, le réalisateur a traité une histoire d’amour d’enfance qui s’est terminée par un échec puisque la jeune fille, Lila, a décidé de sauver la vie de son père menacé par Hamid.

Une vie amère

Ce dernier fasciné par la beauté de la fille unique, demande de la prendre comme épouse contre son silence.  Lila a épousé Hamid contre son gré et lutte silencieusement contre son indésirable mari. La vie devient amère pour Ali et Lila. Ce qui a incité Ali de quitter son village en quête de tranquillité pour effacer ses souvenirs avec sa bien-aimée, laissant sa famille souffrant de son absence.
En arrivant dans ce lieu d’exil, et après avoir passé plusieurs nuits à la mosquée, il a trouvé un travail chez un éleveur de brebis. Au fil du temps, la fille de l’agriculteur «Aldjia» tombe amoureuse de Ali qui a rejeté son amour par fidélité à Lila.
Dans ce long métrage, Hakim Rahim a essayé de démontrer que la vie conjugale est fondée sur l’amour réciproque. Un jour, malgré l’éloignement et contre toute attente, un ami, Kamel a informé Ali qu’il devrait rejoindre son domicile familial puisque son père était gravement malade.
En arrivant dans son village natal, Kamel lui a révélé la triste vérité concernant le mariage de sa dulcinée en lui disant que Lila l’a quitté pour sauver l’honneur de son père endetté par Hamid. Une vérité qui a remis le couteau sur la plaie pour le jeune adoré Ali qui était contraint de vivre avec cette blessure.
Le nombreux public présent a apprécié le contenu de cette fiction qui reflète la réalité dans laquelle patauge la société ces dernières années, notamment au sujet des histoires d’amour qui finissent mal.

Le choix

Dans le même sillage, un autre film court métrage «Tazeggigt N Lehlal» (Rose Hallal) de Ali Reggane a traité un autre fléau qui prend de l’ampleur dans notre société. Il s’agit de la trahison conjugale.
Dans ce film de 20 minutes, le réalisateur a traité la malhonnêteté de Hakim, un jeune homme qui a fait perdre la virginité d’une jeune fille «Leïla» qui se retrouve dans l’embarras. Après avoir rencontré un imam, Hakim devient un pratiquant fidèle. Il a décidé de rompre sa relation avec la jeune Leïla et de se marier avec une fille «saine».
Dans ce film, le réalisateur voulait mettre en exergue la quête continue des plaisirs de la chair, tandis que pour leur mariage, ils cherchent des femmes «Hallal».

Z. C. Hamri

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