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2018, une année assez animée évènements heureux, d’autres malheureux

L’année 2018 s’en va après avoir vécu des évènements qui pourraient rester dans l’histoire de la vie culturelle et artistique en Algérie. Il y a eu plusieurs festivals de musique ou de théâtre ainsi que des expositions de peinture intéressantes. La dernière saison a été marquée par des évènements qui nous rendent l’espoir, notamment l’affluence record de visiteurs au salon international du livre d’Alger, mais aussi par des déceptions telles que le massacre de la statue de Aïn El Fouara à Sétif.

11e festival international du film d’Oran: Le Wihr d’or pour Yasmine Chouikh

Après six jours de compétition et de projection, le 11e Festival international d’Oran, du film arabe «FIOFA» qui s’est tenu du 25 au 31 juillet 2018, le «Wihr d’Or» a été décerné au film «Jusqu’à la fin des temps» de la réalisatrice Yasmine Chouikh. Mettant en compétition, dix longs métrages, 14 courts métrages et 14 documentaires a ainsi attribué ce grand prix au long métrage «Jusqu’à la fin des temps» de la réalisatrice algérienne Yasmine Chouikh. Le prix du jury avait été décerné au film «Wajib» (Devoir) de la réalisatrice palestinienne Anne Marie Jasser. Le Marocain Azelarab Alaoui a remporté quant à lui le prix du meilleur réalisateur pour son film «Douar El Boum» alors que le prix du meilleur scénario est revenu à l’Egyptien Haithem Debbour dans le film «Photocopie». Dans la catégorie des courts métrages, le prix du «Wihr d’or» a été décerné au film «Chahn» du réalisateur Karim Rahbani du Liban et celui du jury au film «Raqsat el fadjr» (Danse de l’aube) de la réalisatrice Tunisienne Amina Nedjar. Le film documentaire «Taâm el ismint» (Goût du ciment) du réalisateur syrien Zyad Kelthoum a été proclamé meilleure oeuvre dans sa catégorie alors que le prix du jury a été décerné au documentaire «La bataille d’Alger, un film dans l’histoire» du réalisateur algérien Malek Bensmail.

Musique: Le Grand retour de Idir

Le grand chanteur kabyle Idir a fait un retour fracassant sur scène, cette année en Algérie, après 39 ans d’absence. Invité par l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins, l’artiste a animé deux grands concerts à la Couple du complexe sportif Mohammed Boudiaf d’Alger les 04 et 05 janvier derniers. La billetterie pour les deux concerts est épuisé au bout d’une journée seulement, Idir a chanté à guichets fermé. Devant une salle archicomble l’auteur du titre «Vava Inuva», un titre internationalement connu a interprété, lors de son concert, les chansons phares de son riche répertoire. L’artiste devait animer une tournée nationale qui le mènera dans plusieurs wilayas du pays pour rencontrer son public, mais pour le moment, rien ne s’est concrétisé. Cela devra se faire en 2019 selon les organisateurs.

Cinéma: Le film «Ben M’Hidi» bloqué avant sa sortie

Le monde du cinéma algérien a été marqué, cette année, par la censure du long métrage «Ben M’Hidi», du réalisateur algérien Bachir Derraïs. Financé en grande partie par les deux ministères des Moudjahidine et de la Culture, le film n’a finalement par eu l’avale de la Commission de visionnage du ministère des Moudjahidine. Celle-ci s’oppose a sa sortie dans sa version présentée par le réalisateur. Cette commission de visionnage a émis des réserves sur 45 séquences du film, et demande au réalisateur de les supprimer. Ce que Bachir Derraïs refuse catégoriquement. «Si j’enlève tout ce que cette commission me demande, le film deviendra un court métrage, dénué de tout sens», s’insurge-t-il. Le film est resté otage d’une polémique sans fin entre le réalisateur et les deux ministères. Pour le moment, aucune issue n’est trouvée pour sortir le film de l’engrenage de cette polémique.

Rencontres cinématographiques de Béjaïa: Place à la censure

C’est un des rendez-vous des plus importants du 7e art en Algérie ; «les Rencontres cinématographiques de Béjaïa» ont célébré, cette année, leur 16e édition.
L’événement à eu lieu du 01 au 06 septembre dernier à Béjaïa. Une belle brochette de films de fiction et films documentaires est sélectionnée par les organisateurs de ces rencontres, devenue une référence en Algérie.
Tout s’est déroulé, comme de coutume, dans de très belles conditions, mais la cérémonie de clôture a été marquée par un événement inattendu.
Il s’agit de l’interdiction de projection du film documentaire «Fragments de rêves» de la jeune réalisatrice algérienne Bahia Bencheikh-El Fegoun. Le film n’a, en fait, pas reçu le visa de la Commission de visionnage du ministère de la Culture qui a décidée de le censurer. Les organisateurs ont annoncé la triste nouvelle, de manière solennelle, lors de la cérémonie de clôture.

Sétif: Aïn El Fouara vandalisée  par «Boumartou»

Alors qu’elle venait d’être inaugurée après une longue période de restauration suite à une première attaque par un certain intégriste surnommé Boumartou, la statue dite «Aïn El Fouara» qui fait la fierté de la ville de Sétif et de ses habitants a été de nouveau attaquée le 09 octobre dernier par un intégriste utilisant les mêmes méthodes que le premier agresseur. La célèbre statue avait été déjà vandalisée le 18 décembre 2017 par un individu qui, dit on souffrait d’une déficience mentale. Il était équipé d’un marteau et d’un burin d’où son surnom «Boumartou». L’auteur de cet acte avait massacré une partie du corps de la statue, notamment son visage et son torse sous prétexte que c’était un Nu, avant d’être arrêté par la police. Il a avait été interné dans un hôpital psychiatrique. La statue a été inaugurée par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi le 05 août dernier après sa restauration par des experts algériens. Le 09 octobre 2018, la statue est de nouveau vandalisée par un autre intégriste. N’ayant pas été touchée comme la première fois, Aïn El Fouara a été de nouveau restaurée. En Avril 1997, alors que la décennie noire tirait à sa fin, un terroriste y avait déposé une bombe et s’était fait blesser lors de l’explosion. Pour rappel, Aïn El Fouara a été réalisée en 1898 par le sculpteur français Francis de Saint-Vidal.

A.I

 

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