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6e session du Comité bilatéral frontalier Bedoui : «l’Algérie restera solidaire»

Les travaux de la 6e session du Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien (CBF) ont débuté hier, au Centre international des conférences Abdelatif Rehal (CIC) à Alger, pour discuter de plusieurs dossiers relatifs au renforcement de la coopération sécuritaire et socio-économique au niveau des zones frontalières.

«Votre présence aujourd’hui en Algérie, votre deuxième pays, représente déjà une preuve de la consolidation continue de nos relations depuis la création de ce mécanisme en 1997 pour servir les intérêts communs de nos zones frontalières statiques. L’Algérie restera fidèle à sa solidarité avec les Nigériens, nous partageons déjà des défis communs», a déclaré le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui qui a présidé hier, le lancement officiel de la rencontre, en présence du ministre d’Etat nigérien, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la décentralisation et des affaires coutumières et religieuses, Mohamed Bazoum. «Cette 6e session est l’occasion pour procéder à une évaluation complète des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la session précédente, et d’élargir les perspectives de coopération aux frontières». En effet, ajoute Bedoui, «notre rencontre est issue, pareillement, de la volonté des deux gouvernements pour une coopération fructueuse dynamique au profit de nos peuples». Il précise dans ce cadre que «même si nos relations fraternelles ont longtemps été confrontées à de nombreux adversaires acharnés pour discréditer sa crédibilité, nous sommes un seul peuple». Permettez-moi de souligner, ajoute Bedoui, que ceux qui tentent de critiquer les relations entre l’Algérie et le Niger ont toujours échoué et échoueront toujours.

Mêmes préoccupations…

D’autre part, M. Bedoui a souligné dans son allocution que «l’Algérie et le Niger partagent les mêmes préoccupations sur la situation régionale actuelles et les nombreuses menaces à la sécurité de la région, telles que le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l’immigration clandestine». En l’occurrence, ajoute-t-il, cette réunion coïncide avec la détérioration continue de la situation sécuritaire dans l’ensemble du Sahel, qui appelle à une intensification de la coordination sécuritaire entre les pays du Sahel dans le cadre du CEMOC. «Comme nous partageons plus de 950 kilomètres de frontières terrestres, nous accordons une attention particulière à la sécurité et au développement de nos zones frontalières communes», affirme le ministre algérien, ajoutant que «les défis et les menaces dans ces zones frontalières exigent une consolidation concertée de nos efforts pour donner une dynamique forte aux mécanismes de coopération existants entre les deux pays». Pour faire face à ces menaces, précise-t-il, «le renforcement de la coopération transfrontalière est la réponse la plus efficace au double défi de la sécurité et du développement, notamment en permettant aux habitants de ces zones frontalières, en particulier les jeunes, qui attendent avec impatience un avenir meilleur». Afin de tenir compte de cette aspiration, «nous devons travailler ensemble pour donner plus de dynamisme à notre coopération bilatérale et la recherche des moyens adéquats pour la concrétiser, notamment en proposant des idées créatives qui contribueront à assurer le développement de la région frontalière commune». Les retards dans la dynamique du développement et le manque de bases productives, de services et autres augmentent les flux migratoires vers les villes et les régions du nord, par conséquent, les déséquilibres entre les régions.
Dans ce cadre, le développement économique des zones frontalières devrait être renforcé afin de structurer leurs capacités de développement internes et de surmonter les obstacles structurels qu’elles présentent.

Plan pour les zones frontalières

Le ministre fait savoir qu’aujourd’hui, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, accorde une attention particulière aux zones frontalières, et notre gouvernement cherche également à déployer un programme d’affaires spécial pour les développées et d’améliorer les conditions de vie de ses habitants. Il affirme que ce programme vise à remédier, à atténuer, voire à éliminer les déséquilibres régionaux dans ces domaines et à formuler des solutions et rétablir l’équilibre, soit dans un cadre national ou bien dans le cadre du développement de politiques d’harmonisation en coordination avec les pays frontaliers. Dans ce contexte, ajoute Bedoui, l’impact de la frontière doit être évalué de manière optimale et potentiellement explorée, et ce, par le développement des relations plus solides et plus diverses entre les frontières, dans le contexte du développement transfrontalier. Dans ce contexte, l’Algérie continue de prendre des initiatives concrètes au niveau africain et maghrébin, afin de faire de ces zones frontalières une source de ressources.

Smail Mimouni

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