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8e festival du cinéma d’Alger: Réparer les vivants pose le problème du don d’organes

Le 8e Festival international du cinéma d’Alger continue sur sa lancée avec une grande variété de films de haut niveau.

Un public assez nombreux ne cesse d’affluer à la salle El Mougar où se déroulent les projections et à la cinémathèque où sont projetés les mêmes films le lendemain. Dans la soirée de jeudi, en séance de 19h, c’est le film français Réparer les vivants de la réalisatrice Katell Quillevere qui a été proposé au public. Ce long métrage de 103 minutes est un drame social qui traite la thématique du don d’organes qui est d’actualité en Algérie. Le film montre les difficultés de différentes natures que rencontre une personne confrontée à cette nécessité.
Réparer les vivants est sorti en 2016. L’histoire qu’il raconte est adaptée du roman éponyme de Maylis de Kerangal, publié trois ans auparavant. Au petit jour, trois jeunes surfeurs s’amusent dans une mer déchaînée. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident, et la vie de Simon est suspendue aux machines, dans un hôpital du Havre en France. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie. La réalisatrice a mis en évidence la détresse des parents de Simon, âgé seulement de 17 ans, suite au malheur qui lui est arrivé. Le sort de ce dernier, se trouvant en état de mort cérébrale, est lié à une transplantation d’organe. En attendant l’éventuel don d’organe, celui-ci est maintenu en vie artificiellement. Le récit est plein d’émotions et montre également le travail colossal sur plusieurs plans, notamment du personnel médical qui accompagne le patient et ses parents. En parallèle à l’hospitalisation du jeune Simon, une autre femme souffrant d’une maladie cardiaque attend la disponibilité d’un cœur pour une greffe. Ses deux enfants qui la soutiennent ne baissent pas les bras.

Convaincre les familles Réparer les vivants a suscité un débat très riche au sein du public après la projection.

Le film remet sur la table les problématiques du don d’organes en Algérie et les difficultés de trouver des donneurs ou de pouvoir convaincre les familles de donneurs potentiels.
Pour rappel, la soirée de clôture devait avoir lieu dans la soirée d’hier vendredi, à 19h. C’est le dernier film de Rachid Bouchareb intitulé La route d’Istanbul qui devait être projeté, en clôture de cette semaine consacrée au film engagé.  A noter que c’est ce film qui est choisi pour représenter l’Algérie aux Oscars 2018.  Un hommage sera rendu au réalisateur du film pour l’ensemble de son répertoire.
Le film russe Battalion ainsi que La route d’Istanbul seront projetés le samedi, respectivement à 16h30 et 19h, comme dernière activité de cette huitième édition du Festival international du cinéma d’Alger.

A. Ibersiene

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