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Académie de la langue amazighe: La composante connue, les militants exclus

La composante de l’Académie algérienne de la langue amazighe, instituée lors de la révision constitutionnelle de 2016, est enfin connue.
Le doyen de la faculté de lettres et langues de l’université de Bouira, Mohamed Djellaoui, a été nommé président de cette institution pour une durée de quatre ans, en vertu d’un décret présidentiel datant du 23 décembre 2018, paru dans le dernier numéro du Journal officiel.
A part Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage et de traductologie et directeur du Centre national pédagogique et linguistique de l’enseignement de Tamazight (CNPLET), aucun autre membre de cette Académie n’est connu du grand public.
Les militants de la cause connus, à l’instar de Mouloud Louaouci, pressenti un instant pour présider l’institution, en sont tous exclus. En tout cas, les membres de l’Académie auront à trancher plusieurs questions, dont la plus problématique reste le caractère de transcription de la langue Amazigh.
La loi organique relative à la création de l’Académie algérienne de la langue amazighe définit les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de cette instance, placée auprès du président de la République.
L’Académie est chargée, notamment, de recueillir le corpus national de la langue amazighe dans toutes ses variétés linguistiques, d’établir la normalisation de la langue amazighe à tous les niveaux de description et d’analyse linguistique, et d’élaborer un dictionnaire référentiel de la langue amazighe.
La composante de l’Académie est choisie parmi les experts et compétences avérés dans les domaines des sciences du langage et en rapport avec la langue amazighe et les sciences connexes.
Cette académie œuvrera, en coordination avec le HCA, à la promotion de la langue amazighe et l’aménagement des conditions objectives pour cela, en plus de l’accompagnement et la mobilisation, afin d’aplanir les problématiques en suspens avec un objectif de construire une langue aux critères unifiés et l’élaboration d’un glossaire de référence.

K. A.

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