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Accord avec la France: La Nouvelle Calédonie choisit l’indépendance ou non

Indépendance ou non de la France, la Nouvelle Calédonie choisit demain.

Ce vote avait été prévu entre 2014 et 2018. Alors que le référendum doit se tenir le 4 novembre prochain, les débats révèlent certaines inégalités, ainsi que le désir de rompre avec une économie de comptoir issue de politiques néocoloniales, qui rendent la vie inabordable pour les habitants. Même si les estimations donnent le «non» à l’indépendance majoritaire, dans les îles de Nouvelle-Calédonie, et particulièrement dans la province nord, l’heure, à la veille du référendum, et à l’affirmation de l’identité culturelle de la Kanaky, celle des autochtones, qui composent quasiment la moitié de la population. «Il y a des drapeaux kanaky partout, les gens sont très déterminés. Ils savent qu’ils ne gagneront pas cette fois-ci, mais qu’ils auront le dernier mot lors des prochains référendums, car il y en a encore deux», explique Alban Pensa, anthropologue spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, qui répond à RT France depuis l’archipel du Pacifique. «D’ici, on comprend que le processus est inarrêtable. Le gouvernement français souhaite ça aussi. Il a tout fait pour que le pays reprenne son autonomie. Cela rend fou de rage les grands propriétaires d’ici», note le spécialiste. «La Nouvelle-Calédonie jouit déjà d’un statut très large d’autonomie, c’est une collectivité d’Outre-mer qui a un statut particulier», nous explique Sarah Mohamed Gaillard, spécialiste de l’Océanie. La loi a, en effet, prévu l’application d’une autonomie progressive par transfert de compétences. La politique dite de rééquilibrage, à l’œuvre depuis une trentaine d’années, pour lisser les différences entre la province du Sud, riche, où vivent et prospèrent de nombreux Européens, et la province nord, plus pauvre, semble aussi avoir fonctionné. La France ne garde la main que sur les pouvoirs régaliens que sont la sécurité, la justice, le droit général, la monnaie et la politique étrangère. Les partisans du «oui» à l’indépendance rappellent, eux, les profondes inégalités sociales qui divisent la Nouvelle-Calédonie. Mais ils visent également à rassurer, en assurant que l’indépendance ne signifierait pas le départ des métropolitains. Pour ces partisans, l’Histoire pèse de tout son poids sur ce scrutin. Le dispositif électoral est d’ores et déjà prêt. 170.000 électeurs, sur les 270.000 habitants, peuvent voter, car il faut une certaine ancienneté sur le territoire pour se rendre aux urnes. Les pro et les anti-indépendance lancent leur ultime force pour convaincre. Mais des deux côtés, les intentions de vote semblent désormais établies. Ce référendum est prévu depuis 30 ans. Les partisans du «non» à l’indépendance mettent en avant le soutien économique vers l’île, les garanties qu’apporte la métropole, mais aussi les nombreux transferts de compétences qui ont eu lieu depuis 1988.

M.A.

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