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Accusation contre l’Iran, l’Algérie et le Hezbollah: Le Maroc reconnaît l’ignoble mensonge

Le Maroc reconnaît avoir inventé l’histoire de soutien du Hezbollah et de l’Iran au Front Polisario. Le ministre marocain des Affaires étrangères dit que les raisons réelles de la rupture diplomatique sont les activités nucléaires de l’Iran.

Il y a quelques jours, le Maroc a accusé le Hezbollah et l’Iran d’armer le Front Polisario. Le royaume a même accusé l’Algérie d’être impliquée dans ce soutien. Il dit qu’il a des preuves prouvant ces accusations. L’Algérie et le Front Polisario ont démenti. Le Front Polisario a défié le Maroc de présenter les preuves, mais le royaume ne les a pas présentées pour la simple raison qu’il n’a pas de preuves puisqu’il s’agit d’un mensonge. L’accusation a eu lieu alors que le président américain allait se prononcer sur le maintien ou le retrait de Washington de l’accord concernant les activités nucléaires de l’Iran. Le Maroc a également exprimé l’accusation presque au même moment que le premier ministre d’Israël, Netanyahu, accusait l’Iran de continuer ses activités nucléaires. De nombreux experts disent que l’accusation exprimée par Israël et le Maroc avaient pour but d’influencer sur la décision du président américain pour le retrait de l’accord sur les activités nucléaires de l’Iran. Aujourd’ hui, le Maroc reconnaît que c’est contre les activités nucléaires de l’Iran qu’il a rompu les relations diplomatiques avec l’Iran. L’accusation contre le Hezbollah et l’Iran d’armer le Front Polisario n’est, donc, que mensonge. La décision de rompre les relations diplomatiques avec Téhéran est «souveraine» et «prise en toute indépendance», le Maroc considérant les «activités nucléaires iraniennes comme un danger pour la région», a indiqué le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita dans un entretien accordé le 14 mai au journal Jeune Afrique. La rupture des relations avec l’Iran a eu lieu après que les autorités marocaines ont étudié et vérifié tous les éléments. Ni les États-Unis, ni aucun autre pays n’ont influé sur la diplomatie du pays, a annoncé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, dans une interview au journal Jeune Afrique. «Le Maroc considère les activités nucléaires iraniennes comme un danger pour la région, l’accord signé en 2015 n’est pas parfait ; au contraire, il contient beaucoup de lacunes et d’insuffisances», dit le ministre des Affaires étrangères du Maroc. Une semaine après l’accusation d’Israël et du Maroc, le président américain a décidé du retrait de Washington de l’accord sur les activités nucléaires de l’Iran. C’est désormais officiel et c’est le Maroc qui le reconnaît, que ce pays a menti concernant l’accusation contre l’Iran, l’Algérie et le Hezbollah d’armer le Front Polisario. Le roi du Maroc n’a fait qu’obéir aux instructions de l’Arabie saoudite. Le royaume des pétrodollars a milité pour le retrait de Washington de l’accord sur les activités nucléaires avec l’Iran.

L’Europe et l’ONU désavouent le Maroc

Un rapport du Sénat français sur la situation au Sahel et les déclarations du représentant du secrétaire général de l’Onu pour la Libye, contredisent les derniers propos du ministre marocain des Affaires étrangères, tenus dans un entretien publié, lundi, par Jeune Afrique, accusant l’Algérie de jouer un rôle déstabilisateur dans la région. Dans l’entretien, le ministre marocain Nasser Bourita, a accusé l’Algérie d’avoir une responsabilité dans l’instabilité de la région du Sahel. Or, selon un article du Canard enchaîné publié le 9 mai, les conclusions d’un rapport du Sénat français et les déclarations, le 12 mai 2018 à Alger, de l’envoyé spécial de l’Onu pour la Libye se tiennent à l’opposé des affirmations du responsable marocain, et accordent un rôle central à l’Algérie dans la résolution des crises au Sahel et en Libye. Le rapport rédigé par des sénateurs français, ayant effectué une mission d’audit de l’opération militaire française au Sahel et au Mali qui dure depuis 5 ans, a fait état d’une dégradation accrue de la situation sécuritaire dans la région en concluant qu’il ne peut y avoir de paix sans la participation de l’Algérie. Dans ce document rédigé par les sénateurs Christian Cambon, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et membre de la délégation parlementaire au renseignement, Olivier Cigolotti et Ladislas Poniatowski, on peut lire qu’il y a des attaques terroristes quotidiennes et pas seulement dans le Nord du Mali, contrairement à la situation de la région en 2013. «Lors de nos entretiens politiques au Niger et au Mali, nous avons abordé la question de l’Algérie. Il suffit de regarder une carte pour comprendre que rien ne se réglera au Sahel sans l’Algérie. On ne peut pas concevoir la paix et la stabilité de cette immense région sans l’Algérie», a souligné le rapport selon l’APS. Concernant le dossier libyen, Ghassan Salamé, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la Libye, a déclaré à l’issue de sa rencontre à Alger, le 12 mai 2018, avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel : «l’Algérie est en droit légitimement de s’intéresser à la situation en Libye eu égard aux liens profonds qui unissent les deux pays et de la longue frontière qu’ils partagent», mettant en avant la disponibilité «constante» de l’Algérie à aider ce pays à sortir de l’impasse politique et sécuritaire dans laquelle il se retrouve, selon l’APS.
De son côté, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que sa rencontre avec le responsable onusien était «une occasion de discuter longuement de la situation qui prévaut en Libye et des prochaines étapes dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution de l’ONU et du Conseil de sécurité ainsi que du Plan d’action de Ghassan Salamé», selon la même source.

Mounir Abi

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