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Akbou (Béjaïa).. La ville congestionnée

Depuis le début du mois de ramadhan, la ville d’Akbou vit au rythme infernal d’une marée ininterrompue de véhicules circulant dans tous les sens à travers les rues. Second pôle urbain et véritable poumon économique de toute la région, Akbou souffre depuis longtemps d’un manque de plan de circulation afin de décongestionner le trafic en ville. La situation a empiré pendant ce mois de ramadhan où une véritable anarchie s’est emparée de la cité. Le trafic dense a donné naissance à plusieurs points chauds que les automobilistes essaient d’éviter. La débandade est visible partout : au rond-point du lycée Hafsa, au carrefour Aït-Saïd, à l’intersection de la mairie dans l’ancienne ville, sur la route d’Ighram… La situation des marchés et des grandes surfaces commerciales au centre-ville complique davantage la situation avec un flux habituel de visiteurs qui viennent faire leurs emplettes. Le trafic y est si difficile qu’il faut souvent beaucoup plus de temps que d’habitude pour parcourir le même trajet. «Avant le ramadhan, il m’arrive de faire trois à cinq rotations par jour entre l’ancienne ville et le nouveau tribunal, et chacune me prend cinq minutes. Depuis le début du ramadhan, ça me prend plus vingt minutes à chaque fois», fulmine un agent administratif qui travaille dans un office d’huissier. Par ailleurs, les piétons ne sont pas mieux lotis que les automobilistes. En plus de devoir éviter de se faire heurter par quelque imprudent conducteur, les piétons doivent s’adonner à toute une gymnastique pour circuler en toute assurance. Tous les trottoirs de la ville sont envahis par une nuée de vendeurs qui étalent parfois à même le sol leurs marchandises. Beaucoup de commerçants ont transformé leurs locaux en espaces de fabrication de pâtisseries orientales qu’ils exposent à même le trottoir. En l’absence des autorités, beaucoup de commerçants se sont appropriés en effet, les espaces réservés aux piétons qui doivent à chaque fois descendre sur la chaussée. Les autorités auxquelles échoit la compétence de réglementer la circulation en ville sont montrées du doigt, tout comme la sûreté de daïra dont la présence aux points chauds aurait réduit considérablement l’anarchie.
A. Arab

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