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AKBOU.. Les travailleurs du complexe de velours en grève

Les travailleurs de l’unité Alcovel (Algérienne des cotonnades et velours), ex-Sonitex, d’Akbou sont entrés en grève depuis hier lundi, afin d’exiger la prise en charge de certaines revendications socioprofessionnelles. Parmi les points soulevés par les grévistes, figurent entre autres, le relèvement des salaires ainsi que le départ du directeur général, accusé de mépris envers les travailleurs. A en croire un gréviste joint au téléphone, les salaires n’ont même pas atteint le smic. «Aussi surprenant que cela puisse paraître aux yeux de l’opinion, il y a parmi nous des collègues dont le salaire n’a pas atteint le minimum requis, c’est-à-dire 18.000 dinars», affirme notre interlocuteur, ajoutant : «c’est juste s’ils gagnent 15.800 dinars, soit 2.000 dinars de moins que le smic requis.» Pourtant, affirment les travailleurs, depuis quelques temps, l’unité a engrangé des bénéfices qui permettent la révision de la grille de salaires. Sur un autre plan, les grévistes exigent le départ sans condition du directeur général auquel ils reprochent le mépris affiché à l’égard des travailleurs. Issu de la restructuration de la Sonitex qui a débouché sur la privatisation de beaucoup d’entre elles, Alcovel n’a pas réussi l’envol auquel est adossée restructuration. Ceci en dépit des sommes colossales injectées par l’Etat pour venir en aide à ces entreprises touchées de plein fouet le secteur des textiles représenté en outre d’Alcovel, par Alfaditex, Sentex, Alcost et Icotal. Ce plan d’aide entamé en 2013 visait à assainir et à moderniser ces entreprises publiques en proie à des difficultés financières. Ces difficultés se résument aux ardoises détenues par ces unités économiques auprès de la CNAS ainsi qu’auprès de leurs fournisseurs en matières premières. Une partie de ces financements a donc servi à éponger ces dettes, tandis qu’une autre a servi à la modernisation des installations et leur mise à niveau. Notons enfin, que le secteur a connu sa première grève de l’année, il y a quinze jours, lorsque les 300 travailleurs de l’unite Acost (Algérienne des Costumes) de Béjaïa ont observé un arrêt de travail afin de revendiquer l’amélioration de leurs salaires et leurs conditions de travail.
A. Arab

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