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Alger, l’effritement.. Un nouvel effondrement

L’immobilier datant de l’époque coloniale s’est effrité en l’absence d’entretien. L’anarchie règne dans nombre de quartiers de la wilaya d’Alger. Les lois de l’urbanisme ne sont pas respectées et les autorités n’ont pas de pris de décision à même de faire respecter la loi. Des constructeurs jettent les gravats sur la chaussée. Des dépotoirs sauvages sont enregistrés.
Des pans tombent. Hier, une partie d’un immeuble datant de l’époque coloniale, à la rue Mohamed Zekal, s’est effondrée.
Heureusement, aucune victime n’est à déplorer. En janvier 2019, un immeuble s’est effondré au quartier Rahmania et quatre travailleurs ont été tués. A la rue Didouche Mourad, nombre de balcons sont tombés, blessant de nombreux citoyens. Le patrimoine architectural et urbain d’El Djazaïr, hérité aussi bien de l’époque coloniale que turque, est devenu un véritable danger. Les bâtisses datant de l’époque coloniale sont des milliers, et leur recensement n’a toujours pas eu lieu. L’entretien de l’immobilier n’a pas été engagé. Les bâtisses peuvent tomber à tout moment si les autorités ne procèdent pas aux travaux d’entretien.
Dans la wilaya d’Alger et dans d’autres régions du pays, les milliers de bâtisses datant de l’époque coloniale nécessitent des travaux d’entretien. Des modifications architecturales ont été apportées sur des bâtisses datant de l’époque coloniale, en l’absence de permis de construire délivrés par les APC. Un responsable à la wilaya d’Alger estime à 4.000 constructions datant de l’époque coloniale démolies par leurs nouveaux propriétaires pour ériger de nouvelles constructions.
Mounir Abi

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