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Alimentation en eau à Annaba: Le calvaire des jerrycans est de retour

L’on se rappelle l’été dernier et la crise due à la distribution de l’eau potable. La crise avait nécessité l’intervention du ministre des ressources en eau et la mise en place d’un plan d’urgence, afin de pallier aux besoins vitaux d’une population contrainte de recourir aux bouteilles d’eau minérale et aux citernes tarifées.

A ce propos, de nouveaux métiers avaient vu le jour en bas des immeubles : les vendeurs d’eau par citerne à raison de 4 dinars le litre. Trois mois après, le même scénario se répète et l’ADE en charge du secteur ne semble pas mesurer la détresse dans laquelle nagent les citoyens. Mieux encore, c’est hier qu’ont commencé à parvenir aux abonnés les quittances à payer. Situation pour le moins paradoxale, puisque l’absence du liquide précieux dure depuis plus d’une vingtaine de jours et pénalise la majeure partie de la ville. A commencer par le centre-ville, ce sont toutes les cités de la Plaine ouest ainsi que plusieurs communes environnantes qui pâtissent de robinets à sec. Une eau saumâtre a, certes, coulé dans la matinée de jeudi dernier, notamment au quartier de la Colonne, mais rien de bien rassurant quant à un retour à la normale. Seuls les commentaires ironiques de certains citoyens prédisent ce retour à la normale, une fois un vote toutes les semaines, été comme hiver… Selon les dernières informations, glanées auprès du service de communication de la wilaya, la source des problèmes serait la réparation des fuites d’eau dans les canalisations. Ces fuites, au nombre d’un millier, seraient en voie d’éradication et, environ 800 d’entre elles ont déjà été réparées, selon l’ADE qui précise que les perturbations cesseront dans la semaine. Une explication peu convaincante tant qu’une prise en charge efficiente n’aura pas définitivement réglé ces problèmes récurrents d’alimentation en eau potable. Une alimentation qui n’obéit à aucun programme de desserte. En effet, personne ne peut dire à quel moment et pour combien de temps, le quartier ou le secteur est desservi. De plus, on ne s’explique pas pourquoi certains quartiers reçoivent de l’eau durant trois à quatre heures/jour, pendant que d’autres restent à sec jusqu’à 5 jours d’affilée. Une desserte n’obéissant à aucune règle qui fait jaser une population, à bout de nerfs, contrainte de recourir aux jerrycans pour ses besoins domestiques. Dimanche, une pétition a été adressée au chef de l’exécutif et tout le monde espère du concret dans les robinets. En attendant, le calvaire continue et une question revient en boucle : «Quand y aura-t-il de l’eau ?»

Amir N.

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