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Alors que plus de 2000 ont rejoint leurs postes: 600 enseignants risquent la radiation

Après que le ministère de l’Education nationale a entamé la procédure d’envoi des mises en demeure aux enseignants grévistes, plus de 2000 enseignants ont rejoint leurs postes.
S’exprimant lors de son passage sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale, Nedjadi Messeguem, a révélé que la procédure de radiation a commencé pour les enseignants qui refusent de reprendre leur travail. «Dans la wilaya de Blida, près de 600 enseignants risquent de recevoir leurs lettres de radiation s’ils ne reprennent pas le travail», a-t-il dit. Précisant qu’une fois que la justice a jugé illégale la grève entreprise par le Cnapeste, le ministère se doit de prendre des mesures sévères contre ces grévistes. «Après que la justice a tranché à ce sujet, il n’est plus question de grève. C’est dans ce sens que nous avons entamé la procédure par l’envoi de mises en demeure aux enseignants grévistes, leur enjoignant de reprendre les cours. Et je peux dire que des centaines regagnent quotidiennement leur poste de travail», a-t-il souligné, avant d’appeler les enseignants qui s’obstinent à continuer leur mouvement de protestation à suivre la voie de la sagesse afin d’éviter la radiation. Car, pour l’invité de la chaîne 3, les seules victimes de toute cette histoire sont les élèves. A cet effet, M. Messeguem a rappelé qu’il n’y aura aucun risque d’année blanche, car le département de l’Education a mis en place un plan d’action spécial. Il consiste, notamment, en le remplacement des enseignants grévistes par des vacataires et l’élaboration d’un calendrier des cours pour les élèves. «Jusqu’à maintenant, 426 vacataires ont pris la place des enseignants grévistes dans plusieurs wilayas du pays. Ces vacataires sont supervisés par un grand nombre d’inspecteurs», souligne Messeguem, ajoutant, qu’ «en ce qui concerne le calendrier des rattrapages, nous avons décidé d’ajouter des heures, et ce, tout au long de la semaine, et de sacrifier la première semaine des vacances pour les élèves en classe d’examen». M. Messeguem a ensuite rassuré les parents et leurs enfants que le département de l’Education a tout mis en œuvre pour le bon déroulement des examens scolaires. «L’Office national des examens et concours prépare sereinement les examens scolaires», a-t-il assuré.
S’exprimant au sujet du retard qu’enregistre l’Algérie dans le rythme scolaire, l’inspecteur a indiqué que la cause principale de ce retard est due au grand nombre de jours de fêtes et des vacances. «Toutes ces heures perdues nuisent au rythme scolaire», a-t-précisé. Cependant, enchaîne M. Messeguem, le ministère a mis en place une commission chargée d’étudier et de trouver des solutions. Il indique qu’un Conseil national d’éducation et de formation (CNEF) sera prochainement installé pour régler le problème du rythme scolaire. En Algérie, le rythme scolaire est de 40 heures par semaine, alors qu’il varie entre 50 et 60 heures par semaine dans les autres pays du monde.
Par ailleurs, M. Messeguem a indiqué que la charte d’éthique mise en place en 2015 a fait ses preuves dans le secteur de l’Education, en préservant un contact entre le ministère et les partenaires sociaux. «Depuis le début de l’année scolaire, la ministre a organisé plusieurs rencontre avec les partenaires sociaux, pour essayer de trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés», a-t-il poursuivi. «Ces rencontres portent sur les problèmes socioprofessionnels qui existent dans un grand nombre de wilayas du pays. Et c’est la raison de la création de la commission mobile», conclut l’orateur.

Radia Choubane

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