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Alors qu’elle accuse déjà 5 mois de retard: La réunion du CC du FLN reportée

Prévue pour le 19 mars en cours, la réunion du Comité central du FLN est de nouveau reportée à une date ultérieure, a-t-on appris auprès d’un membre de cette instance. Alors que statutairement, cette réunion qui accuse déjà un retard de cinq mois devait être tenue le mois d’octobre 2017, aucune date n’est fixée pour son organisation, selon notre source qui affirme ignorer les raisons de ce report. Pour d’autres membres du Comité central, le report de la réunion ne surprend personne, puisque sa convocation relève du bon vouloir du secrétaire général, Djamel Ould Abbès, qui «gère à sa guise et de manière unilatérale les affaires du parti».
«M. Ould Abbès utilise la commission de discipline comme une arme contre quiconque osant demander quoi que ce soit. Dans ces conditions, personne ne peut exiger la tenue de la session du comité central», indique un membre de l’instance, sous couvert de l’anonymat. «En réalité, il ne reste rien du Comité central. Même sa composante n’est pas connue», poursuit notre source, pour laquelle «la seule solution de sortir le Fln de sa situation actuelle est l’organisation d’un congrès extraordinaire». Le report de la réunion de l’instance souveraine entre deux congrès du parti majoritaire intervient dans un contexte sans précédent, où le secrétaire général menace de sévir contre tout militant contestataire ou qui ose exprimer un avis ou une opinion sans son autorisation. «Les prises de position sont soumises à une autorisation préalable de la direction du parti», a annoncé M. Ould Abbès il y a quelques jours. Pour consolider sa mainmise sur le parti, il n’hésite pas à brandir le bâton de la menace. «Tous ceux qui transgressent les statuts et le règlement intérieur du parti passeront à la commission de discipline. On ne pardonnera à personne», a-t-il mis en garde, ajoutant que le Fln «sera nettoyé». Pour avoir appelé au limogeage de la ministre de l’Education nationale, le sénateur Abdelouaheb Benzaïm sera traduit devant la commission de discipline ce 13 mars. Une décision qui a été dénoncée et contestée par le sénateur et d’autres cadres du parti. «Je n’ai jamais imaginé un jour que du Fln sortira le secrétaire général actuel, Djamel Ould Abbès, avec une décision privative de la liberté et de la liberté d’expression ainsi que de la démocratie et selon laquelle les cadres et militants du parti n’ont pas le droit de parler ou d’exprimer un avis sans son autorisation», a regretté le sénateur. «Ma convocation à comparaître officiellement devant la commission de discipline ce 13 mars au siège du parti, pour juger ma liberté de donner un avis en tant que membre élu du Conseil de la nation qui exerce ses fonctions en respectant la constitution et les lois, est une violation de la constitution et un coup dur pour la démocratie», a-t-il poursuivi dans une déclaration publiée hier sur sa page facebook. Selon Abderrahmane Belayat, contacté hier par nos soins, M. Ould Abbès n’a pas le droit de traduire un parlementaire devant la commission de discipline. «Un parlementaire est protégé par la Constitution et il n’a aucun compte à rendre au secrétaire général», a-t-il affirmé, en refusant de reconnaître que Djamel Ould Abbès est SG du parti. Selon lui, le parti majoritaire n’a ni secrétaire général ni comité central.
«Supposons qu’il y ait un comité central : pourquoi ne fait-il pas alors son travail ? Il n’arrive même pas à se réunir», a lancé notre interlocuteur.

Karim Aimeur

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