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Amar Ingrachen, Directeur de la maison d’édition Frantz- Fanon: «en plus des conférences, des débats entre les auteurs»

Amar Ingrachen est le directeur de la maison d’édition «Frantz Fanon». Il est également journaliste et écrivain. Rencontré par le Temps d’Algérie dans l’après midi d’hier, il a bien voulu nous livrer ses sentiments sur cette 23e édition du SILA qui vient de se clôturer.

Nous sommes au dernier jour du SILA. Pouvez-vous nous faire une petite évaluation de cette édition ?
Les éditions ‘Frantz fanon’ participent pour la troisième fois au Sila. D’un point de vue organisationnel, on peut dire que l’édition de cette année s’est déroulée dans la même ambiance de fête que les éditions précédentes. Pour les éditions ‘Frantz fanon’, en plus des grosses ventes enregistrées, nous avons eu des échanges très sympathiques et fructueux avec le public qui a afflué massivement au ni de notre stand. Nous avons été particulièrement touchés par les visites d’un nombre important d’hommes politiques, notamment de l’opposition, d’hommes de culture, de journalistes, de hauts fonctionnaires et de diplomates algériens et étrangers qui nous ont exprimé leur sympathie et leurs soutien à ce que nous faisons. Cette adhésion massive du public à ce que nous faisons nous enchante et nous pousse en même temps à toujours faire mieux et davantage.

Quels sont les livres qui attirent le plus l’attention des citoyens au niveau du stand de votre maison d’édition ?
Nos titres se vendent tous bien même si certains de nos auteurs ne sont pas encore des célébrités. Les lecteurs nous font confiance et estimeraient probablement que si un auteur est publié par les éditions ‘Frantz Fanon’, c’est qu’il soit d’une manière ou d’une autre «bon».
Jusque-là, on a su être à la hauteur des idées que le public se fait de notre maison d’édition et nous travaillons à pérenniser cette dynamique et la rendre plus féconde. Notre défi principal est de contribuer à l’autonomisation du champ littéraire algérien pour qu’il cesse d’être une machine à réchauffer ce qui se cuisine ailleurs, en Europe et au moyen-Orient. Promouvoir la littérature et les auteurs algériens. C’est renforcer la souveraineté morale de l’Algérie et l’aider à avoir de grands rêves, des rêves de grandeur dignes de son histoire millénaire.

Avez vous des suggestions à faire pour les organisateurs de ce salon pour les prochaines éditions ?
Les organisateurs du Sila ont fait un excellent travail. Ce que nous souhaiterions leur suggérer, c’est d’organiser, en plus des conférences, des débats entre les auteurs. C’est la confrontation des idées qui permet aux uns et aux autres d’en saisir le sens, la pertinence.

A. I.

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