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Après 8 mois de grève, les résidents reprennent le travail: La raison l’a emporté

Après plus de 8 mois de grève qui ont quasiment paralysé les hôpitaux, donc pénalisé en premier lieu les citoyens, et qui n’a que trop duré en dépit des appels à la sagesse du ministre de la santé, les médecins résidents sont enfin revenus à de meilleurs sentiments en décidant de reprendre «normalement» le travail à partir d’aujourd’hui.

La décision du gel de la grève, qui va surement «soulager» plus d’un a été entérinée à l’issue d’une réunion du bureau national du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), a été rendu publique vendredi soir via un communiqué dans lequel ton conciliant utilisé contraste avec « l’intransigeance» des résidents qui ont ainsi privilégié la voie de la sagesse d’autant que les propositions que leur avait faites le professeur Hasbellaoui, et qui n’a de cesse depuis appelé à la raison sont de nature à rassurer sur la prise en charge de leurs revendications. «Conscients de notre responsabilité à nous montrer proactifs dans le règlement satisfaisant de cette situation qui voit l’avenir de milliers de résidents engagé et afin de permettre le rétablissement du dialogue avec nos deux ministères de tutelle, après concertation et vote majoritaire, nous venons une fois de plus témoigner de notre bonne foi en appelant l’ensemble des médecins résidents au gel de la grève à partir du dimanche 24 juin», écrivent les résidents dans leur communiqué. Il faut noter que le ministre de la santé avait pris à bras le corps, les revendications des médecins résidents comme le prouvent ses propositions touchant à toutes leurs doléances. Des «concessions» ont même été faites sur un certains nombres de points par le ministère qui a par la même occasion mis fin à «la désinformation et l’intox qui ont pris des proportions inacceptables» dans ce dossier. Dans son document le ministère a répondu point par point aux revendications des résidents. A propos de la la suppression du caractère obligatoire du service civil, comme réclamé par les résidents, la commission mise en place pour traiter le dossier a rappelé que le service civil est «une obligation instituée par un dispositif législatif qui a pour objectif de répartir les potentialités humaines qualifiées à travers le territoire national, dans une démarche de solidarité nationale» et a précisé que la durée du service peut être modulée. Aussi, par rapport à la prime d’installation, pour ceux exerçant dans certaines wilayas du Sud, et «qui existe déjà» , (elle est de 20 000 dinars), la commission a fait savoir qu’il existe une proposition du Premier ministre pour une «nouvelle prime d’installation qui sera à la charge des Collectivités locales sur tout le territoire national». Ceci sans compter la garantie de disposer d’un logement durant le service civil. Quant au service militaire, sa durée sera déduite du service civil justement, qu’il soit effectué dans le sud ou au Nord du pays. Quant à la révision du statut du résident, la commission a assuré que «la révision du statut des résidents en sciences médicales sera faite une fois ce dossier ouvert par le gouvernement» . En outre, les affectations des spécialistes se feront en fonction du plateau technique, propre à chaque spécialité. «Ceci est une condition pour l’ouverture du poste» , avait expliqué le ministre. «Ces revendications seront prises en charge dans le cadre du nouveau projet de loi relative à la santé» , a-t-il assuré. Plusieurs autres propositions notamment d’ordre pédagogiques ont également été faites. Des réponses on ne peut plus «logiques» et rationnelles qui ont du peser dans le choix enfin assumé des résidents à reprendre de la façon la plus ordinaire, le travail. Par leur décision, ces médecins ont fait le bon choix.

A. Ighil

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