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Après la divulgation des prix de sortie d’usine: Appel au boycott des véhicules «made in Algeria»

«Laissez leurs véhicules rouiller», #manechriche (je n’achèterai pas). Ce sont là quelques-uns des slogans et autres commentaires qui circulent sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Les réseaux sociaux s’agitent, voire mènent une campagne de boycott des véhicules «made in Algeria» depuis l’annonce des prix de sortie d’usine des véhicules assemblés en Algérie par le ministère de l’Industrie et des mines.
Plusieurs pages du réseau social Facebook ont lancé cette campagne, estimant que les concessionnaires pratiquent des prix «démesurés et excessifs» et leur reprochent leur «trop importante marge bénéficiaire». «Nous avons besoin de pages comme celle-ci pour sensibiliser les gens, soyons solidaires et boycottons les véhicules made in Algeria», «Laissez-les rouiller (les véhicules)», ont écrit des commentateurs, dont les fans qui constituent d’importantes communautés estiment qu’ils sont «les dindons de la farce», car obligés d’acheter le «made in Algeria». Ils en veulent pour preuve les prix pratiqués dans les autres pays où les mêmes véhicules sont fabriqués, n’hésitant pas à souligner la différence des prix de la même gamme de voitures montées et vendues en Algérie entre 2015 et 2018.
Cette campagne de boycott semble être une réponse aux propos du ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi.
Ce dernier a déclaré récemment que «le gouvernement comptait adopter de nouvelles mesures pour contrôler les prix des véhicules dont le montage se fait en Algérie». Hormis le fait que «les concessionnaires automobiles activant en Algérie seront appelés à communiquer les prix de leurs véhicules au gouvernement», a indiqué le ministre de l’Industrie, «le gouvernement veillera à ce que les prix des véhicules montés localement soient inférieurs à ceux des véhicules importés», a-t-il ajouté. Dans ce sens, d’autres partisans de cet appel au boycott déclarent dans leurs commentaires qu’il n’y aura «pas d’achat (de véhicules made in Algeria) jusqu’à la baisse des prix», alors que Youcef Yousfi avait affirmé que «le gouvernement ne fixe pas les prix des véhicules montés en Algérie, mais il a la prérogative de surveiller ces prix». La liste de prix a été faite à la demande du département du ministère de l’Industrie et des Mines qui a rendu publiques mercredi dernier les listes des prix de sortie d’usine des véhicules légers montés ou fabriqués en Algérie dans le cadre de ses efforts pour veiller à ce que les tarifs de la production automobile nationale ne soient pas supérieurs à ceux de l’importation. «Nous avons demandé à l’ensemble des constructeurs locaux de nous remettre les prix. Ces prix seront affichés et l’Etat veille à ce que les prix des véhicules montés localement ne soient pas supérieurs à ceux importés», a-t-il expliqué, soutenant que «si ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n’en demeure pas moins qu’il est habilité à contrôler les prix pratiqués».
Notons que les cahiers des charges stipulent que les véhicules montés localement ne doivent pas être plus chers que ceux importés.

Malika Bougherara

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