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Après le FLN et l’UGTA: Le RND soutient le 5e mandat

C’est au moment où les observateurs croient avoir décelé des désaccords entre le Premier ministre et la présidence de la République, après une série de décisions annulées, qu’Ahmed Ouyahia annonce le soutien de son parti au 5e mandat du Président Bouteflika.

Ce jeudi à Zéralda (Alger), le secrétaire général du RND a appelé officiellement le chef de l’Etat à poursuivre sa mission après l’élection présidentielle de 2019. «Le temps est venu de trancher la question de la présidentielle parce que la prochaine réunion du Conseil national aura lieu en décembre prochain», a lancé M. Ouyahia à l’ouverture des travaux du Conseil national du RND, affirmant que sa formation soutiendra un autre mandat de Bouteflika, sous les ovations de l’assistance. «Je suis heureux de constater que notre Conseil national entend appeler le moudjahid Abdelaziz Bouteflika à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l’Algérie et que le Rassemblement national démocratique l’assure de son soutien pour l’accomplissement d’un nouveau mandat à la présidence de la République», a-t-il ajouté. L’orateur a justifié ce choix par la necéssité «de préserver la sécurité et la stabilité» du pays. En appelant le chef de l’Etat à poursuivre sa mission, le patron du RND emboîte le pas à son homologue du FLN qui a lancé un appel similiaire depuis quelques mois déjà. Mieux, le secrétaire général du FLN a annoncé l’élaboration du bilan du règne de Bouteflika depuis 1999 pour, a-t-il toujours expliqué, «répondre à ceux qui se demandent où sont partis les 1 000 milliards de dollars» dépensés depuis l’entame du premier mandat du Président. Il s’agit de recenser toutes les réalisations d’ordre matériel dans tous les secteurs (universités, autoroutes, barrages…). Ahmed Ouyahia, en sa qualité du Premier ministre, a annoncé, lui aussi, les réalisations du pays durant les quatre mandats du premier magistrat du pays. Aux appels du FLN et du RND, les deux partis majoritaires qui trônent sur toutes les institutions du pays s’ajoute celui de l’UGTA, en attendant d’autres organisations qui rejoindront certainement le train en marche du 5e mandat.

Conjoncture incertaine

Dans son allocution devant les membres du Conseil national de sa formation, M. Ouyahia a indiqué que l’Algérie se dirige vers une élection présidentielle dans une «conjoncture internationale, économique, politique et sécuritaire des plus incertaines». Mais, ce qui n’est pas naturel, y compris par rapport à cette échéance électorale, c’est le déferlement de critiques et même d’insultes indignes contre les symboles de l’Etat, a-t-il lancé, en allusion à la vidéo enregistrée au sein du Parlement européen. M. Ouyahia a critiqué aussi les appels de certains partis de l’opposition à une période de transition «comme si le peuple souverain n’a pas droit à la parole». L’orateur évoque, dans ce contexte, «les manœuvres politiciennes ou occultes pour déstabiliser le front social au détriment du droit des citoyens au service public». Le patron du RND a regrétté, en outre, «ces voix algériennes qui s’élèvent pour soutenir les attaques contre le pays émanant d’organisations étrangères autour de motifs divers et infondés, comme les migrants africains, ou le droit syndical ou enfin la liberté de la presse». «L’Algérie n’est pas que cela, mais ce sont aussi des voix très nombreuses qui s’élèvent pour rendre hommage au Président Abdelaziz Bouteflika pour tout ce que notre peuple a enregistré comme progrès. Ce sont aussi des voix nombreuses qui s’élèvent pour demander au Président Bouteflika de poursuivre sa mission à la direction du pays», a-t-il souligné.

dossier des migrants: Ouyahia répond aux ONG

Une fois la question de la présidentielle de 2019 évacuée, le SG du RND a abordé d’autres sujets d’actualité. Il a défendu la politique migratoire de l’Algérie, refusant qu’elle soit un sous-traitant de l’Europe. «Parce que l’Algérie n’accepte pas d’être un centre de rétention des migrants africains au bénéfice de l’Europe, elle est la cible d’attaques d’organisations extérieures qui osent même l’accuser de racisme», a-t-il lancé, ajoutant qu’«à tout cela s’ajoute pour notre pays le prix qu’elle doit payer à sa fidélité à des principes en politique étrangère ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations». M. Ouyahia a souligné que «la solidarité de notre pays avec le peuple sahraoui suscite de viles accusations contre l’Algérie de la part de notre voisin de l’Ouest qui, par son comportement, insulte surtout l’avenir commun du Maghreb». «Devant la solidité de notre unité nationale face à toutes les manœuvres qui ont ciblé l’Algérie depuis l’agression terroriste jusqu’au complot du Printemps arabe, nous sommes de plus en plus la destination d’un flot de drogue pour détruire notre tissu social et surtout notre jeunesse, une agression à laquelle nos forces de sécurité opposent leur vigilance», a encore ajouté le patron du RND. Il soutient que c’est face à toutes ces réalités que nous devons apprécier chaque jour l’importance de la sécurité, de la stabilité et du développement que connaît le pays. Pour lui, «la sécurité, nous la devons aux sacrifices et à la vigilance des forces de sécurité et à la réconciliation nationale». Il ajoute que nous devons la stabilité à la politique menée par le chef de l’Etat, qu’il s’agisse des réformes politiques, de la reconstruction menée au niveau social, ou de la relance économique mise en place. En tout cas, l’orateur a affirmé que «l’Algérie progresse chaque mois sur le chemin du redressement et de la reconstruction nationale, et ce, malgré un environnement extérieur qui n’est guère serein».

Karim Aimeur

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