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Après sa désillusion au congo: Le MCA ne peut pas se cacher derrière l’arbitrage

En s’inclinant 2-0, dimanche dernier, au Congo en match aller du tour préliminaire de la Ligue des Champions Africaine face à une équipe inconnue au bataillon (0-2), le MC Alger s’est réfugié derrière l’arbitrage pour justifier cet échec inattendu.

Un vol spécial à destination d’Oyo, un stade potable pour jouer au football et un adversaire dont c’est la première participation dans une compétition africaine, toutes les conditions étaient réunis pour que le Mouloudia d’Alger réussisse, dimanche, son combe back dans la plus prestigieuse des compétitions continentales. A la veille de leur déplacement au Congo Brazzaville, les protégés de Bernard Casoni étaient tellement sûrs d’eux qu’ils s’étaient fixés déjà comme objectif de gagner carrément le trophée. Mais ils se sont aussitôt heurtés à la dure réalité du terrain. Malgré son manque d’expérience dans ce genre de rendez-vous, l’AS Otoho d’Oyo a su tourner à son avantage son premier face à face avec le MCA a travers ce score de deux buts à zéro qui semble compliqué à remonter pour ce dernier qui certainement ne s’attendant guère à un tel scénario. Et comme l’arbitrage a toujours bon dos auprès des équipes algériennes, les Mouloudéens s’en sont servi pour expliquer cette déconvenue au Congo Brazzaville. Joueurs, staff technique et dirigeant, tout ont accusé Blaise Yuven Ngwa d’avoir saboté leur équipe. «Les deux buts que nous avons encaissés ne sont pas valables. Le premier a été marqué sur une position de hors jeu alors que le second est entaché d’une faute de main. L’arbitre nous a même privés d’un penalty indiscutable en première mi-temps», s’est plaint d’ailleurs le capitaine des Vert et Rouge Abderrahmane Hachoud. Fautes d’images sur le match, il est difficile de vérifier ces allégations. Quand bien même l’arbitre camerounais a avantagé la formation locale, ceci ne doit en aucune façon dissimuler l’essentiel, à savoir l’incapacité du Doyen à négocier parfaitement cette manche aller du tour préliminaire de la LDC. Et si l’actuel cinquième de la Ligue 1 s’est pris les pieds dans le tapis dimanche, c’est qu’il a très mal préparé cette première rencontre continentale contrairement à son adversaire. Ce que Bernard Casoni ignore, c’est qu’au moment ou son président Kamel Kaci Said s’est rendu en janvier dernier à Angers pour tenter de négocier le transfert d’un joueur en l’occurrence Youcef Belaili qui n’est jamais conclu, son homologue et compatriote de l’AS Otoho d’Oyo Julien Mette, son cadet de 20 ans, séjournait déjà à Alger pour superviser son équipe en prévision de son rendez-vous. «A la minute où mon président m’a appris le tirage, j’ai téléchargé tous les derniers matchs du Mouloudia, repéré leurs joueurs phares, leurs caractéristiques tactiques, leurs animations… J’ai étudié leur jeu avec mon adjoint Florent Toniutti en France. Nous avons cherché des points faibles et identifié les points forts. Le b.a.-BA du travail d’analyse de l’adversaire. Le club m’a envoyé en mission à Alger où j’ai assisté à un match en janvier dans ce magnifique stade du 5-Juillet. Observer depuis le stade est primordial». Avait révélé quelques jours avant le match le jeune technicien du club congolais. Résultat des courses, l’AS Otoho d’Oyo a réussi à piéger le Mouloudia au moment où personne n’a vu venir le coup. Bernard Casoni a une semaine devant lui pour rectifier le tir et s’offrir une remontada qui lui fera oublier la gifle reçue à Oyo.

Mounir Ouassel

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