Home / Actualité / après ses propos menaçants contre l’Algérie: Haftar se rétracte et accuse le Qatar

après ses propos menaçants contre l’Algérie: Haftar se rétracte et accuse le Qatar

Après avoir menacé ouvertement, de déplacer la guerre en Algérie, le maréchal à la retraite libyen, Khalifa Haftar, se rétracte.

Comprenant peut-être qu’il s’est isolé davantage, Haftar est revenu, lundi, sur ses déclarations, et a accusé le Qatar. En effet, le porte-parole de l’Armée nationale libyenne, le général Ahmad al-Mismari, a tenu, lundi soir, une conférence de presse, où il a recadré les propos du «Commandant général des forces armées libyennes». Il a, d’emblée, démenti que le maréchal Haftar ait la moindre intention belliqueuse à l’égard de l’Algérie, accusant la chaîne Al Jazeera d’avoir déformé ses propos, en lui prêtant une volonté de déclencher un conflit contre l’Algérie. Selon lui, le but de certaine presse arabe, dont Al Jazeera, est «de perturber la coopération entre son armée et l’armée algérienne». Et de préciser que les déclarations du maréchal Khelifa Haftar «ne visent que la coordination avec l’Algérie» et que «la Libye ne sera jamais une source de menaces contre l’Algérie». Tout en accusant Al Jazeera d’avoir tenté d’«exploiter» les propos du maréchal Haftar, pour porter un coup aux «relations avec l’Algérie et la coopération solide avec les pays voisins, notamment l’Algérie, pour la surveillance des frontières», le général al-Mismari a affirmé, que cette dernière et la Libye, étaient «des pays frères ayant un destin commun». Il accusera par la suite, le Qatar de «chercher à attiser le feu». «La relation entre l’Algérie et la Libye est plus forte que la télévision Al Jazeera et le Qatar qui alimente des rumeurs, mais pour ce qui nous concerne, nous n’accepteront jamais d’être une source de menace contre un état frère et voisin», a dis El Mesmari. Poursuivant ses déclarations, le porte-parole de la LNA, a souligné que Haftar a justement évoqué, lors d’un précédent entretien avec la chaîne qatarie, «cette coopération solide avec l’Algérie, qui est un pays frère». S’exprimant sur l’incident d’«incursion» évoqué par le maréchal Khalifa Haftar dans sa déclaration, le général al-Mismari, montrant une carte, a affirmé qu’une «intrusion de certains éléments à l’intérieur des territoires libyens» avait eu lieu, sans préciser leur identité. Il a souligné que «la surveillance des frontières a été confiée, dans certains cas, aux pays voisins dont l’Algérie». Et d’ajouter : «mais après les échanges avec les autorités algériennes, qui ont précisé que cette incursion est commise par erreur, les choses sont totalement rentrées dans l’ordre». Selon le porte-parole du maréchal Haftar, «le but de la Libye est de lutter contre le terrorisme et contre les terroristes où ils se trouvent», et de ne pas représenter une menace pour les pays frères et voisins. Samedi soir, le maréchal Haftar, accusant l’ANP d’avoir mené une incursion en Libye, avait menacé de déplacer la guerre en Algérie. «Les Algériens ont trouvé une occasion pour entrer en Libye. (…) Nous pouvons transférer la guerre de l’Est à l’Ouest en peu de temps», a-t-il menacé. Le maréchal Haftar a, ensuite, affirmé que les autorités algériennes s’étaient «excusées». Ces déclarations n’ont pas suscité de réaction officielle en Algérie. Par contre, le ministre des Affaires étrangère libyennes du gouvernement de d’union nationale, Mohamad Taher Siala, s’est entretenu, lundi, avec son homologue algérien, Abdelkader Messahel. Selon l’ENTV, Siala a appelé Messahel, et a qualifié les propos de Haftar d’ «irresponsables». Il a affirmé que les «autorités libyennes» sont attachées au renforcement des relations avec l’Algérie. Il a également loué le rôle joué par l’Algérie, dans le cadre des efforts de l’ONU pour parvenir à une solution au conflit libyen.
De son côté, le chef de la diplomatie algérienne a «rassuré» son homologue libyen, affirmant que «l’Algérie poursuivra ses efforts en faveur d’une solution politique à la crise libyenne», a-t-on précisé.

Fella Hamici

Check Also

Bensalah réitère son appel au dialogue et assure : «L’Etat et l’ANP ne seront pas parties prenantes»

Il a insisté, dans ce contexte, sur le fait que le dialogue «devra nécessairement se …