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Après une semaine difficile: Le pétrole au plus bas depuis l’été 2017

Les cours du pétrole restaient moroses en fin de journée de vendredi, en cours d’échanges européens, après avoir touché, plus tôt dans la journée, des plus bas depuis l’été 2017, sur fond de craintes persistantes de surproduction. En clôture, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, valait 53,24 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,11 dollar par rapport à la clôture de jeudi. A la mi-journée, il est descendu jusqu’à 52,79 dollars, son plus bas niveau depuis septembre 2017. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance, perdait 40 cents, à 45,48 dollars, une heure après son ouverture. Le WTI est tombé à 45,13 dollars, un niveau plus vu depuis juillet 2017. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dominée par l’Arabie saoudite, et ses partenaires, ont pourtant convenu au début du mois, de réduire leurs extractions d’environ 1,2 million de barils par jour (mbj) à partir de janvier, afin d’enrayer la chute des prix, le Brent et le WTI ayant respectivement perdu environ 35% et 40% depuis début octobre. Jeudi, l’organisation a dévoilé l’ampleur des réductions que chacun des pays devra mettre en place, alors que seul le chiffre global avait jusqu’à présent été diffusé. «Ceci est perçu comme une tentative de dissiper les doutes autour de la capacité du cartel à réduire sa production. Mais cela semble être tombé dans l’oreille d’un sourd», constatait Stephen Brennock, analyste chez PVM. «Les investisseurs les plus optimistes pour l’évolution des cours du pétrole semblent hiberner et ne devraient pas revenir avant le Nouvel An», a-t-il prévenu. Il a ajouté que la dernière vague de ventes sur le marché du pétrole avait été déclenchée mercredi, après la décision de la banque centrale américaine (Fed) de prévoir encore deux hausses de son taux directeur l’an prochain, malgré les nuages qui s’amoncellent sur la croissance américaine et l’économie mondiale. Cela a entraîné une fuite des investisseurs des actifs considérés comme risqués, dont le pétrole. Ce choc, provoqué par la Fed sur le marché, mercredi, est intervenu de surcroît après la publication de chiffres hebdomadaires par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), qui ont fait état d’une baisse des stocks américains de brut moins importante que prévu. «Le problème, c’est que l’OPEP n’a aucune prise sur les stocks américains, ni sur la production américaine» de pétrole de schiste, laquelle atteint des records, a relevé Naeem Aslam, analyste chez Think Markets. Outre les Etats-Unis, la Russie a, elle aussi, fait état, cette semaine, d’une production record en décembre. Ces deux pays constituent avec l’Arabie saoudite, les principaux producteurs de pétrole du monde.

A. M.

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