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«Ateliers du désert» by Vivarium: Arts plastiques sous fond musical

Du 14 au 19 décembre dernier, s’est tenue à Taghit dans la région de la Saoura, la première édition des «Ateliers du désert by Vivarium». Cette résidence de création unique en son genre qui avait retenu une vingtaine d’artistes de diverses disciplines confondues, présentera ses créations ce soir à 19h30, à la Villa Dar Abdelatif d’Alger.

Des rencontres improbables, des connexions profondes et des liens précieux ont porté six jours durant, des talents tels que Amel Zen, Anis Bourahla, Hayet Zerrouk, Chakib Bouzidi et Valentina Ghanem…à fusionner leur passion et leur créativité pour créer ensemble des oeuvres artistiques qui seront à découvrir sous forme d’un grand concert, une exposition collective et des performances de danses, ce soir à partir de 19h30 à la Villa Dar Abdelatif à Alger. La première édition des Ateliers du désert avait auparavant proposé à une vingtaine d’artistes algériens (artistes plasticiens, illustrateurs, dessinateurs, street-artistes, photographes, écrivains, musiciens et artisans…) de poser leurs valises dans la région de la Saoura, pour prendre part à des ateliers de création. Favorisant les connexions fertiles entre artistes confirmés ou émergeants, amateurs d’art et de culture, ces ateliers s’inscrivent dans une démarche d’encouragement de la production artistique et de diffusion culturelles. Sélectionnés en individuel ou en collectif, les artistes pris dans ces ateliers se sont toutefois engagés à réaliser une production artistique de leur choix, en solo ou en fusion avec les autres artistes, et de participer aux différents workshops d’initiation de la résidence artistique. Ainsi, durant ces cinq jours de créativité et d’aventure, le public a pu suivre à travers la page Facebbok (Vivarium) de l’événement, les péripéties et toutes les activités réalisées par nos artistes. Entre autres, il est citer sur la page Facebbok une conférence sur la culture Diwan (rituels, danses et musique) animée par Abdelhalim Araou, journaliste et chercheur dans la région de Béchar, et modérée par Nesma Senhadri, avec l’ intervention de Chakib Bouzidi, organisée, en autre, pour faire découvrir et imprégner les participants aux cultures locales.

Création et révélations

Adlane Djeffal et Valentina Ghanem, deux artistes-peintres prenant part à cette résidence artistique de Taghit, se sont laissés emporter par le silence du désert pour une œuvre à quatre mains. Extirpés de leur zone de confort et en rupture avec leurs habitudes de création, Djeffal et Ghanem ont allié leurs inspirations pour travailler sur une œuvre commune : Une toile inspirée des énergies du sud. Ils ont également travaillé chacun sur leurs créations en solo, multipliant les croquis et les jets de peinture… De son côté, la jeune diplômée de l’école supérieure des Beaux arts d’Alger, Yasmine Bourouila, plasticienne polyvalente, ne s’est pas limitée à un support ou média pour concrétiser une idée, mais s’est laissée planer entre la peinture, l’écriture et la danse pour s’exprimer. En quête de fusions et de formes novatrices, la jeune artiste a exécuté une remarquable performance de danse durant son séjour à Taghit sur un duo de Youcef Seddas et de Amel Zen. Architecte et designer passionné de photographie, Jamel Matari, autre participant au Atelier du désert, a porté un nouveau regard sur Taghit en développent une série de photos qui questionnent cette ville si inspirante, «parfois dans le silence du sable qui s’étend à perte de vue et parfois à travers ceux qui la peuplent et alimentent son attrait».

Fusion

La jeune photographe Khadidja Markemal a choisi une thématique fascinante pour sa participation à la résidence artistique de Taghit. «La résilience». A travers une série d’entretiens réalisés avec des Ghassaline de Taghit qui côtoient la mort au quotidien, Khadidja entame une série de photos saisissantes qui mettent en scène le rapport à la mort… Son premier portrait donne à voir Mohammed, un ghassal ( laveur de morts) qui prend grand soin des dépouilles avant leur départ pour leur dernière demeure. «Whech idir el meyet fi yed ghassalou» ( que fait le mort entre les mains de son laveur) est une œuvre qui s’intéresse au deuil, à la mort et à ce qui survit en nous face à la mort… «A Taghit, j’ai rencontré Mohamed. Cet homme, quand il ne travaille pas à la mairie, est Ghassal. Comment est-il ? A quoi ressemble son quotidien ? Pourquoi a-t-il décidé de faire ce métier ? Quel est son rapport à la mort ? Mon projet photographique essaie de répondre à toutes ces questions,. Ceci n’est donc pas la fin, mais plutôt le début d’un projet…», dit-elle sur la page Facebbok de l’événement. Très inspirée par le désert, la talentueuse Myriam Zeggat a esquissé une Bande dessinée en huit planches mettant en scène le voyage du petit Prince de Saint Exupery dans le Sahara, lui faisant vivre les moments magiques des fusions créatrices vécues à Taghit dans le cadre de la résidence artistique. Manel Drareni alias «5 art», jeune créatrice aux talents multiples, a travaillé des matières inattendues pour réaliser une œuvre à partir d’une corde, … un crâne de chameau et une plaque de polystyrène trouvés lors de ses sorties dans la ville, qu’elle recueille sous le titre de : «à travers le regard du bossu». Par ailleurs, en ce qui concerne les œuvres des chanteurs et guitaristes Allaoua Tighilt et Abdou L’Gnawoui, Youss, Hayet Zerouk, Amel Zen ou encore Lotfi Attar et Anis Bourahla, elles seront à découvrir ce soir à la Villa Abdeltif. L’exposition se poursuit jusqu’au 13 Mai prochain.

Sara B.

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