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Attaques contre des pétroliers.. Les européens ne croient pas Washington

Alors que Washington accuse l’Iran de pétroliers, certains responsables européens, dont le chef de la diplomatie allemande, mettent en doute leur version des faits.

Certains gouvernements européens ont refusé de soutenir les allégations américaines selon lesquelles «l’Iran serait responsable des attaques perpétrées contre deux pétroliers dans le golfe d’Oman le 13 juin». Washington n’a pas apporté de preuves, a jugé le ministre allemand des Affaires étrangères. Il a été fermement soutenu par Nathalie Tocci, conseillère principale de Federica Mogherini, qui a également souligné qu’avant de blâmer quelqu’un, «nous avons besoin de preuves crédibles». Elle a de plus appelé à éviter toute «provocation» dans la région. À Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a néanmoins appelé «l’ensemble des acteurs concernés à la retenue et à la désescalade». Deux pétroliers, sous pavillon des îles Marshall et du Panama, ont été vraisemblablement attaqués jeudi 13 juin, ont fait savoir leurs compagnies maritimes. 44 membres d’équipage ont été repêchés par des secouristes iraniens puis débarqués dans un port de la République islamique, selon l’agence de presse officielle Irna. Les États-Unis ont attribué la responsabilité de l’incident à l’Iran, qui a rejeté ces accusations en les qualifiant de non fondées. Le président américain mène une politique hostile à l’Iran, au bénéfice du premier ministre d’Israël, Netanyahu et du prince de l’Arabie saoudite. Le président américain qui mène une politique hostile aux musulmans, est applaudi par le premier ministre d’Israël et certains pays arabes, dont ceux qui participent à la guerre lancée contre le Yémen. Certains politiciens croient que la politique hostile au lancée par le président américain contre l’Iran a pour but de conforter le premier ministre d’Israël, Netanyahou, accusé de corruption. La politique hostile est dans l’intérêt du prince de l’Arabie saoudite applaudi par le président américain avec le meurtre du journaliste Khashoggi. Nombre de parlementaires de Washington exigent l’annulation de la coopération militaire avec l’Arabie saoudite mais le président américain refuse. C’est dans le cadre du soutien à Netanyahou et à l’Arabie saoudite que le président américain a lancé la politique hostile à l’iran. Téhéran refuse de dialoguer avec Washington et réclame le respect de l’iran.
Le président américain, déçu par la non-allégeance de l’Iran, accuse ce pays d’être le soutien au terrorisme. Pourtant, téhéran, Moscou et Damas luttent contre le terrorisme. Les occidentaux refusent les accusations sans preuves contre l’Iran. Le président américain a envoyé des forces militaires dans la région et menacé l’Iran. L’iran dit être prêt à la guerre. Washington œuvre pour la création d’un front contre l’Iran. L’Arabie saoudite a applaudi, mais le Qatar refuse. L’Arabie saoudite mène une politique hostile à Doha exigeant au Qatar d’annuler la coopération diplomatique avec l’Iran. Le Qatar est soutenu contre l’Arabie saoudite par nombre de pays, dont la Turquie.
Mounir Abi

Les réactions planétaires
Nombre de pays ont dénoncé la version américaine quant à l’attaque lancée contre les pétroliers. Moscou, a condamné l’attaque et a demandé à Washington de ne pas tirer des conclusions hâtives. L’ONU a réclamé une enquête indépendante pour trouver les auteurs. La Chine a appelé au dialogue tandis que l’Irak, a prôné l’apaisement. La Ligue arabe a mis en garde contre une confrontation. Les alliés de Washington dans la région ont également condamné les attaques.
De son côté, l’Iran a démenti toute implication, jugeant les accusations américaines sans fondement. Le président iranien Hassan Rohani, en visite au Kirghizstan, a accusé les États-Unis de représenter une grave menace à la stabilité dans la région et dans le monde, en violant toutes les règles internationales.
Press TV, la chaîne d’information de la télévision d’État iranienne, a pour sa part affirmé que les Gardiens de la Révolution étaient la force la plus proche du lieu de l’incident et que l’Iran avait été le premier à se rendre sur place pour sauver les équipages. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a accusé sur Twitter les États-Unis de terrorisme économique contre l’Iran.

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