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BEJAIA.. «L’Algérie n’est pas une caserne !»

Une foule déchaînée contre le vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaid Salah, dont le nom a tourné en boucle, aussi bien sur les pancartes que dans la bouche des manifestants.

Ni la chaleur, ni le Ramadhan n’ont réussi à affecter la détermination des citoyens, en ce douzième vendredi de dénonciation du système. Les observateurs ont été unanimes à affirmer que la mobilisation de ce vendredi a été exceptionnelle, à la vue de la marée humaine qui a déferlé sur la ville. Une foule déchaînée contre le vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaid Salah, dont le nom a tourné en boucle, aussi bien sur les pancartes que dans la bouche des manifestants. «Gaid Salah dégage», indiquent des dizaines de cartons brandis par les citoyens, tandis que le slogan «L’Algérie est un Etat civil, pas une caserne», fusait rageusement de la procession.
Gaid Salah est accusé par les manifestants de détourner le mouvement populaire, pour régler des comptes purement personnels. L’arrestation de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, et sa mise en détention préventive par le parquet militaire de Blida, dans l’affaire des généraux Tartag et Toufik et du conseiller et frère de l’ex-président, a été pour beaucoup dans la colère manifestée par les citoyens à l’égard du vice-ministre de la Défense nationale. Les poursuites engagées contre un chef de parti, n’augurent rien de bon pour la suite des évènements. C’est la première fois depuis l’arrestation, pour des motifs plus graves des leaders de l’ex-FIS en juin 1991, qu’une lourde charge est retenue contre un dirigeant de formation politique. Cela est très mal vécu par la population, engagée depuis deux mois dans un bras de fer contre le système et ses symboles. Il faut s’attendre donc à ce que que la colère de la population s’exacerbe au fil des vendredis, et elle sera dirigée exceptionnellement contre la personne d’Ahmed Gaid Salah.
A. Arab

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