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Benflis affirme que les urnes sont l’unique issue de la crise : «Le dialogue, l’option privilégiée et la voie obligée»

Le président du parti «Talai El Houriat» a exposé, hier, sa vision quant aux mesures crédibles et possibles à entreprendre, par toutes les parties concernées et le plus tôt possible, pour faire sortir le pays de la crise politique et économique. Benflis estime que le dialogue national est l’option privilégiée et la voie obligée de règlement de la crise. «Le dernier discours prononcé à Tamanrasset, le 27 mai dernier, par le chef d’état-major de l’ANP, le message à la Nation a fait du dialogue national son objet central», a écrit Benflis sur sa page Facebook. Dans ce contexte, ajoute le président du parti Talai El Houriat, «il est question de concessions réciproques et de la nécessité pour toutes les parties de faire des pas les unes en direction des autres, à l’effet de parvenir à un point de rencontre permettant de surmonter l’impasse actuelle». Selon lui, «personne ne doute que le dialogue national est l’option privilégiée et la voie obligée de règlement de la crise». Pour cela il estime que «l’étape des surenchères et des demandes dont la réalisation exige du temps doit laisser place à l’étape des concessions et des compromis dans l’intérêt vital du pays qu’il importe d’élever au-dessus de tous les autres intérêts quels qu’ils soient». Avant d’ajouter que le pays ne peut supporter une crise de longue durée dont il ne pourra sortir que fortement fragilisé et affaibli, alors que de redoutables défis politiques, économiques et sociaux l’attendent à très brève échéance. «Pour mettre toutes les chances de succès de son côté», souligne-t-il encore, le dialogue national doit se donner des bases solides.
Les exigences de la réussite du dialogue
Selon Benflis, «les bases solides du dialogue national ne seront disponibles qu’avec un traitement transparent et déterminé de quatre grandes problématiques qui se posent de manière persistante et insistante et qu’il n’est pas possible d’éluder ou d’occulter». Et du côté de la partie invitante au dialogue, ajoute-t-il également «il est évident que celle-ci ne saurait être composée de figures et symboles du régime politique dont nos compatriotes veulent se débarrasser au plus tôt et effacer de la mémoire nationale collective et qui sont encore aux commandes des principales institutions constitutionnelles du pays». En conséquence, il propose que la partie invitante au dialogue «devra nécessairement être une instance composée de personnalités sans affiliation partisane et jouissant d’une large acceptation populaire». Du côté des parties participantes au dialogue, Benflis estime qu’ «il y a lieu d’être d’une extrême vigilance quant à un risque majeur; celui de voir le dialogue pris en otage par la multitude de partis politiques, d’associations et de mouvements lesquels, deux décennies durant, ont servi le régime politique, condamné au départ, avec un zèle et une soumission sans failles et dont les retournements tardifs ne leurrent ni ne dupent qui que ce soit». En ce qui concerne l’objectif de ce dialogue, le président de Talai El Houriat affirme qu’il se dégage une très large tendance en faveur d’élections présidentielles dans des délais raisonnables et acceptables.
Quelles sont les conditions du scrutin ?
S’agissant, précisément, de l’ordre du jour du dialogue national, son contenu s’impose de lui-même. Il s’agit, selon Benflis, «des conditions politiques, institutionnelles et légales du scrutin présidentiel et aussi de la date de la tenue de ce dernier». Pour les conditions politiques du scrutin présidentiel il estime que «le départ du chef de l’Etat et du Premier ministre exigé par la révolution démocratique pacifique est érigé en préalable à tout règlement de la crise». En ce qui concerne les conditions institutionnelles, il dit qu’elles ont trait à la création de l’Autorité nationale chargée de l’élection présidentielle.
s’agissant de la date de la tenue de ce scrutin, Benflis propose qu’elle devra dûment tenir compte de deux contraintes agissant en sens contraires : celle de la logique de la course contre la montre dans laquelle se trouve notre pays et celle d’un délai raisonnable et acceptable à prévoir pour réunir les conditions les plus favorables possibles au bénéfice d’une élection présidentielle appelée à être déterminante pour l’avenir du pays. Il ajoutera que «de ce point de vue, le délai généralement envisageable de trois à six mois relève du domaine du possible, du raisonnable et du praticable. Enfin, il indiquera qu’à l’heure actuelle, le projet du dialogue national est un projet bloqué». Il s’agit donc, de lever les facteurs de blocage qui empêchent son enclenchement. «L’on ne va pas à un dialogue confiant et crédible avec des pré-conditions», conclut-t-il.
Smail Mimouni

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