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Benghebrit aujourd’hui à Tizi Ouzou: Comment «désamorcer» la grève du Cnapeste?

Alors que son secteur est perturbé par une «grève nationale illimitée» entamée depuis mardi 31 janvier par des enseignants affiliés au syndicat autonome Cnapeste, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, effectuera aujourd’hui une visite de travail de deux jours dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Le choix de ce déplacement ne semble pas fortuit. En effet, cette wilaya a enregistré un très faible taux de suivi de l’appel à la grève nationale illimitée. A en croire les chiffres annoncés par le directeur local de l’Education, moins de 1% des enseignants de la wilaya de Tizi Ouzou ont adhéré à la grève du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste). Contrairement à l’action entamée par les enseignants du cycle secondaire affiliés au cnapeste fin novembre 2017 et qui a duré plus d’un mois, l’appel à la grève nationale n’a franchement pas séduit à Tizi. Ce mouvement de protestation avait pris fin le 11 janvier, après que la Direction de l’éducation de la wilaya a trouvé un terrain d’entente avec ce syndicat autonome, suite à un dialogue responsable entre les deux parties, et ayant abouti à l’arrêt de cette grève. Un dialogue auquel a appelé la ministre de l’Education nationale, assurant à maintes reprises sa disponibilité à s’entretenir avec les représentants de ce syndicat autonome. «Nous n’avons jamais fermé les portes du dialogue. Mais celui-ci doit être mené sereinement, sans contrainte et sans chantage», avait-elle indiqué à l’intention des grévistes, lors de son déplacement à Ghardaïa mardi dernier. A Tizi Ouzou, on s’attend à un message similaire qui sera adressé à l’intention des enseignants grévistes pour tenter de les persuader de mettre fin à leur débrayage, lequel, faut-il le signaler, porte préjudice à la scolarisation des élèves.

Les revendications satisfaites

La grève du Cnapeste a été jugée «illégale» par la justice et les revendications «satisfaites» dans leur majorité par le ministère de l’Education nationale. C’est en effet ce que confirme ce département ministériel dans un communiqué de presse rendu public jeudi. Pour le ministère, «les questions soulevées par le Cnapeste ont été prises en charge par des mécanismes nombreux et flexibles». La dernière en date, «la mise en place d’une commission ministérielle, pour diagnostiquer et traiter les problèmes de gestion au niveau des services des Directions de l’éducation et des établissements sous tutelle», lors de la rentrée scolaire de cette année. D’après la même source, les questions relatives aux revendications socioprofessionnelles des travailleurs de l’éducation relevées par le Cnapeste ont été réglées ou sont en passe de l’être. On cite entre autres «les promotions automatiques, les rappels de salaires, l’instauration de la médecine du travail, la prise en compte des années de formation et des années du service national dans le calcul des retraites, le logement et les primes de zone». Concernant la question des ponctions sur salaire des grévistes, le ministère a expliqué que la loi 32 N90-02 dispose que «les jours de grève n’ouvrent droit à aucun salaire». Benghebrit avait indiqué précédemment à ce propos que les «lois de la République sont claires et seront appliquées dans toute leur rigueur». Alors que le Cnapeste est décidé de radicalisé son mouvement de protestation, les services du ministère de l’éducation nationale ont entamé les procédures légales à l’encontre des enseignants grévistes de Blida et Béjaïa. Ponctions sur salaires, mises en demeure, ils risquent même la radiation.

Fella Hamici

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