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Bordj Bou Arréridj: Un taux de chômage de 7,32 selon l’Anem

 

Le directeur de l’Anem au niveau de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, M Saleh Sakri a regretté dans une conférence de presse animée jeudi, au siège de l’agence, que beaucoup de jeunes refusent de rejoindre les entreprises économiques privées. Il faut changer les mentalités des citoyens qui doivent se rendre compte que la création de l’emploi passe par l’investissement privé, a indiqué le directeur de l’Anem qui a précisé que sur les 2573 refus de poste enregistrés en 2017, 2516 sont liés à cet élément. Les autres soit 45 sont motivés par la question des salaires. 12 sont en rapport avec les conditions de travail. Pourtant a-t-il rappelé 91% des créations d’emploi enregistrés par la wilaya en 2017 ont été effectués par ce secteur qui a connu selon un développement fulgurant ces dernières années. Le directeur de l’Anem qui a précisé que seuls 1018 postes ont été fournis grâce au dispositif d’aide à l’emploi a indiqué que ces offres ont émané principalement de trois branches d’activité l’industrie, le bâtiment et les services même si le premier qui a réalisé 6526 postes a été légèrement majoritaire a-t-il dit. L’agriculture qui absorbe habituellement une main- d’œuvre importante n’a proposé cette année que 288 offres d’emploi. Par ailleurs les services de l’Anem ont reçu 42334 demandes d’emploi en 2017. Le directeur de l’Anem qui a rappelé que les demandeurs ne sont pas tous des chômeurs a expliqué que la plupart d’entre eux sont sans qualification. Les autres sont soit des universitaires pour 8795 ou des sortants des centres de formation professionnelle pour 6111. Il a précisé que ce nombre est descendu à 19735 grâce aux placements dont ils ont bénéficié. Ce qui donne un taux de chômage de 7,32% qui est pratiquement le même depuis 4 ans a affirmé le directeur de l’Anem qui rappelle que ce sont les citoyens sans qualification qui souffrent le plus de ce phénomène, a lancé un appel aux jeunes qui n’ont aucun diplôme de s’orienter vers les structures de formation professionnelle pour acquérir un métier qui leur offre la possibilité de trouver un travail et même créer leurs propres entreprises . Les institutions qui encadrent le dispositif d’aide à l’emploi comme l’Ansej, l’Angem et la Cnac exigent elles aussi une qualification pour financer les projets qui leur sont soumis a-t-il rappelé également. Justement une convention a été signée par la direction de l’Anem et le centre de facilitation de petites et moyennes entreprises à la suite de la conférence de presse. Cette convention qui a pour objectif de booster l’emploi dans la wilaya, doit permettre aux jeunes qui accèdent à l’agence de bénéficier des aides offertes par le centre. Ces jeunes qui sont intéressés par la création de micro-entreprises seront conseillés par les cadres du centre pour éviter les erreurs qui peuvent compromettre la réalisation de leurs projets. Au lieu de s’adresser à des bureaux d’études qui peuvent leur demander des sommes importantes pour leurs services ou mettre beaucoup à mâturer leurs études , les promoteurs qui ont la chance d’assurer des emplois pour eux et leurs amis peuvent s’adresser au CFPME pour obtenir toutes les informations utiles avant de se rendre dans les institutions comme l’Ansej , l’Angem ou la Cnac ainsi que dans les banques ou ils auront plus de chances d’être acceptés .

H. N.

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