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Bouira.. Enième mobilisation contre le pouvoir

Le dix-septième vendredi de la contestation populaire contre le pouvoir se veut une autre journée de lutte et de détermination. À Bouira, les manifestants ont marché pour le départ définitif des symboles du système politique. C’est aussi une journée de révolte pour dire à celui qui tient les rennes du pouvoir réel en Algérie, en l’occurrence, le chef d’état-major de l’armée, que la mise en détention provisoire des deux anciens premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, et de Amara Benyounès, président du mouvement populaire algérien (MPA), un parti politique pro-pouvoir, et ancien ministre sous l’ère Bouteflika, ne va pas les dissuader de poursuivre le mouvement jusqu’à atteindre le but suprême.
Les marcheurs ont appelé au départ d’Ahmed Gaid Salah, vice-ministre de la défense et chef d’état-major, Abdelkader Bensaleh, chef de l’Etat et son premier ministre. «Sans le départ de ces derniers, on ne doit pas crier victoire. Tous ceux qui ont été écroués jusqu’à aujourd’hui, ils font partie de la bande maffieuse qui a pillé les richesses du pays. Il y en a d’autres qui sont actuellement au pouvoir, notamment Gaid Saleh, Abdelkader Bensaleh et Nordine Bedoui. Le peuple exige que la scène se nettoie», a déclaré un quinquagénaire rencontre au milieu de la foule à Bouira.
Ainsi, le 17e vendredi a coïncidé avec le 18e anniversaire de la marche du 14 juin 2001, quand la Kabylie avait décidé de marcher sur la capitale au cœur du printemps noir.
Une marche qui a été réprimée violemment par les forces de l’ordre. Plusieurs manifestants ont rendu hier, un hommage aux victimes du printemps noir.
«Nous attendons toujours que justice soit faire. Des jeunes, enfants et femmes ont été lâchement assassinés et d’autres qui portent encore des blessures et des handicaps. Les auteurs et les commanditaires de ces crimes courent toujours. Nous ne cesserons pas de réclamer toute la vérité sur ce qui s’était passé en 2001 en Kabylie», souligne un militant de la cause berbère. Comme chaque vendredi, les marcheurs ont emprunté le même itinéraire qui commence depuis la place des martyrs jusqu’à l’esplanade de la maison de la culture.
Ali Cherarak

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