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Boumerdès: Les vendeurs informels reviennent en force

L’informel a la peau dure à Boumerdès. Les marchands à la sauvette sont de retour et étalent leurs produits sur tous les trottoirs de plusieurs villes de la wilaya. Les espaces publics sont réduits à néant par cette pratique qui ne cesse de prendre de l’ampleur malgré les efforts des autorités pour l’éradiquer. La réalisation de marchés couverts et autres espaces de négoce dans la région n’ont pas réussi à attirer les marchands à s’y investir et formaliser leur commerce. La faillite ne se limite pas là car plusieurs marchés de proximité réalisés ne sont pas encore ouverts. A titre d’exemple, les projets de marchés couverts de Legata (Koudiet Layrayes). Par ailleurs, les marchés des Issers ne sont pas encore ouverts. Au contraire, ils sont dégradés du fait de l’absence de l’autorité de l’Etat.
Des vitres brisées, des portes enfoncées et des murs couverts de fumée de feu, tel est le décor de ces endroits de négoce construits à coups de millions de dinars. La wilaya de Boumerdès a bénéficié d’une trentaine de marchés de proximité ces quatre dernières années. Une enveloppe financière de plus de 56 millions de centimes a été allouée pour leurs réalisations. Une source proche de dossier nous indique que pas plus d’une vingtaine y ont été, jusque-là, réalisées, tandis que les autres projets sont en souffrance, notamment à Issers. Mais, outre cela, après la réalisation, certains ne sont toujours pas ouverts au moment où l’informel gagne du terrain. En conséquence, les vendeurs à la sauvette reviennent en force et occupent les espaces publics. Près d’une quarantaine de marchés informels sont recensés à travers toute la région où près de 1300 vendeurs à la sauvette étalent leurs produits. Ce circuit échappe largement au fisc où l’Etat peut récupérer d’importants dividendes en ces temps de crise. Et, dans le but de lutter contre l’informel et organiser un tant soit peu le secteur, la direction du commerce a lancé récemment une campagne de recensement des vendeurs à la sauvette. Une fois les statistiques recensées, la direction du commerce élaborera une plateforme afin d’asseoir une stratégie de lutte contre l’informel. Outre cela, il semble que l’absence d’une culture d’aller au marché parmi les citoyens a contribué au retour de l’informel. Et d’autre part, les vendeurs à la sauvette estiment que les marchés de proximité réalisés sont loin du périmètre urbain et ils ne veulent pas s’aventurer à y investir pleinement. L’exemple édifiant est la fermeture du marché de Chabet El Ameur quelques mois après avoir ouvert ses portes aux vendeurs qu’ils l’ont quitté en raison de son éloignement. Le wali, Madani Fouatih Abderahmane, a menacé de retirer la décision d’autorisation aux vendeurs ayant déserté ces espaces réglementaires.

Z. Mohamed

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