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Ça tourne au burlesque

Alors que lors du retrait des formulaires de parrainage, des postulants au rabais s’étaient présentés au siège du ministère de l’Intérieur avec l’ambition de se voir investis au palais d’El Mouradia, le dépôt des dossiers au Conseil constitutionnel a carrément tourné au burlesque. Des images qui n’ont pas manqué de choquer les Algériens, qui voient en ces scénarios dignes de films «bollywoodiens» une manière de discréditer les institutions algériennes, à commencer par l’élection présidentielle. Les cas Nekkaz et Bouhadja sont à eux seuls suffisants pour illustrer cette mascarade.
L’un a mandaté son cousin, un homonyme, mécanicien de son état, alors que Said Bouhadja, venu déposer son dossier de candidature, décide de se rétracter en plein point de presse. Après que l’un de ses «accompagnateurs» lui a susurré à l’oreille – il lui aurait demandé de retirer sa candidature – Bouhadja, l’air à la fois étonné et atterré, s’est exécuté. S’agit-il d’un ordre, d’un acte délibéré ou tout simplement d’un aveu de ne pas avoir collecté le nombre requis de parrainages ? Mystère et boule de gomme. D’ailleurs, surpris par le «message», le candidat à la candidature, désorienté, rétorque à un journaliste : «Je ne me suis jamais porté candidat». Il y a aussi cette opposition qui n’arrive même pas à réunir un «smig» consensuel. Tous conditionnent leur candidature à celle du président Bouteflika. Maintenant que c’est fait, ils tombent comme les feuilles d’automne, sous prétexte qu’ils ne peuvent pas passer outre la volonté populaire. Un retrait assimilé sur les réseaux sociaux à un acte de démission et d’incapacité à tenir la dragée haute au président candidat.
A. L.

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