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CAN 2018 de handball Sofiane Hiouani : «On ne lâchera rien au Gabon»

Accusant un grand retard dans la préparation de la CAN 2018 qu’abritera le Gabon du 17 au 28 janvier, la sélection algérienne de handball se déplacera demain matin à Libreville avec l’envie de se surpasser et de réaliser l’exploit de se qualifier au Mondial 2019.

«On ne lâchera rien au Gabon. On mise sur le mental et l’engagement de nos joueurs pour compenser le déficit en matière de préparation. On a un groupe sain, animé d’une grande volonté. La formidable ambiance régnant au sein de la sélection nous rassure un peu. Cette CAN se jouera sur deux phases et on fera tout pour éviter l’Egypte et l’Angola aux quarts de finale, ce qui augmentera nos chances de qualification pour les demi-finales. Je tiens aussi à dire qu’on n’a peur de personne», a affirmé l’entraîneur national, Sofiane Hiouani, à l’occasion du Forum de l’Organisation nationale des journalistes sportifs algériens qu’il a animé, hier matin au Centre de presse du stade 5-Juillet, en compagnie du co-entraîneur national, Zineddine Mohamed Seghir, du capitaine de l’EN, Abdellah Benmenni, et du leader technique de l’EN, Messaoud Berkous. Hiouani s’est montré, néanmoins, prudent. «On peut atteindre la finale comme on peut terminer à la dernière place. Tout est possible», a-t-il avoué, avant d’aborder le cas Rahim qui continue à défrayer la chronique. «Moi, je regrette surtout l’absence d’Ayoub Abdi qui nous pénalise et nous pose un déséquilibre sur le plan tactique. Abdelkader Rahim a rejoint la sélection en retard et il n’a pas montré de bonnes prédispositions. Il est en décalage par rapport aux autres joueurs en matière de rythme et de valeur intrinsèque. C’est un cadre de l’EN et on a sollicité tous les anciens joueurs pour nous apporter leur expérience dans cette situation particulière, mais la réalité du terrain nous a montré autre chose. Son problème et d’ordre technique avant tout. Il nous a aussi demandé de le laisser jouer à sa manière, ce qu’on ne peut accepter. Je pense qu’il vit des moments difficiles et il est sérieusement perturbé. Mentalement, il n’est pas prêt et disposé à faire cette CAN. Il n’a rien montré sur le plan de l’engagement et il a refusé de respecter nos consignes. Il a décidé de quitter la sélection et de rentrer en France. C’est dommage qu’il laisse tomber l’EN de cette façon, mais il est parti dignement, sans aucun accrochage ou incident avec nous», a relaté Hiouani qui s’est également expliqué sur le cas Amar Daoud, l’entraîneur des gardiens de but de l’EN, ayant provoqué de vives polémiques avant cette CAN. «Daoud est un employé de la Fédération et il ne nous a pas été imposé au sein du staff technique national. On n’accepte d’ailleurs aucune ingérence dans notre travail», lança t-il, tout en regrettant la situation actuelle du handball algérien où les techniciens sont marginalisés. «Ce n’est pas aux présidents de club de dicter leur loi. Priorité aux gens du terrain. On a beaucoup de compétences qui ne siègent même pas au sein de l’AG de la FAHB. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal aussi que le championnat de la ligue soit à l’arrêt alors qu’on est au mois de janvier», tonne le coach national, qui ne compte pas poursuivre sa mission à la tête de l’EN en cas de non qualification au Mondial 2019.

Larbi Bouazza

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