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CAN 2019: Ce sera en Egypte !

Comme il fallait s’y attendre, la CAF a attribué l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 à l’Egypte, plutôt qu’à l’Afrique du Sud.

La CAN 2019 a enfin trouvé preneur pour remplacer le Cameroun, à 158 jours de son coup d’envoi. Il s’agit de l’Egypte, qui accueillera le grand évènement footballistique continental, l’été prochain pour la première fois de l’histoire de cette compétition (15 juin-13 juillet). Réuni hier à Dakar pour trancher une fois pour toutes sur l’attribution de la CAN 2019, le comité exécutif a choisi à l’unanimité l’Egypte comme remplaçante du Cameroun qui, rappelons le, s’est vu retirer l’organisation du tournoi, en raison des retards accusés dans l’avancée des travaux de préparation. Le pays du Nil a d’ailleurs obtenu 10 voix contre une seule pour l’Afrique du Sud, qui n’aurait pas présenté un dossier solide, comme ce fut le cas en 1996 et 2013, lorsque la nation Arc-en-ciel avait obtenu l’organisation de ces deux éditions de la CAN. Ainsi, l’Egypte sera le pays hôte de la grande manifestation africaine pour la cinquième fois de son histoire. Elle avait déjà organisé les éditions de 1959, 1974, 1986, et 2006. La disponibilité des infrastructures aussi bien sportives qu’hôtelières, a été un atout majeur dans la victoire de l’Égypte, qui avait annoncé, lors de son dépôt de candidature, avoir retenu une douzaine de stades de plus de 20.000 places pour abriter la compétition dans plusieurs villes du pays, tels Le Caire, Alexandrie, Suez, Port-Saïd et Ismaïlia, toutes proches géographiquement, ce qui éviterait de longs déplacements. Il faut rappeler que la particularité de cette CAN 2019 réside dans la nouveauté de son format, puisque la CAF a décidé de porter désormais le nombre d’équipes participantes à cette compétition à 24 au lieu de 16, reparties en huit groupes de quatre formations. L’Egypte aura donc largement les moyens pour réussir son tournoi sur le plan organisationnel, quand bien même son plus grand défi concernera l’aspect sécuritaire. En effet, le pays est la cible dernièrement d’attaques terroristes qui ont touché plusieurs régions, censées abriter la prochaine manifestation footballistique. Le régime du controversé Abdel Fattah Al-Sissi est appelé donc à présenter des garanties en termes de sécurité d’ici le mois de juin prochain, afin d’encourager un afflux massif de supporters, notamment des pays qualifiés. En vérité, les Egyptiens veulent tirer profit de l’organisation de la CAN 2019, pour relancer le tourisme qui constitue un de leurs outils de développement économique, sachant que ce secteur connaît de plus en plus une forte baisse depuis que le pays à replongé dans l’horreur des attentats terroristes. Par ailleurs, l’attribution de la CAN 2019 à l’Egypte ne constitue pas une bonne nouvelle pour les algériens, compte tenu de la grande rivalité qui caractérise les deux pays, au point qu’elle est sortie a plusieurs reprises de son cadre sportif, comme ce fut le cas lors des éliminatoires de la coupe du monde 2010. Même si depuis, les relations se sont améliorées entre égyptiens et algériens, rien ne garantit que ces derniers seront les bienvenus dans le pays du Nil, en juin prochain. C’est pour cette raison que Djamel Belmadi n’a pas caché sa préférence envers l’Afrique du Sud pour accueillir le tournoi, même si le sélectionneur national a avancé d’autres arguments liés principalement au climat. «Jouer la CAN au mois de juin en Egypte, c’est épouvantable pour les joueurs, en raison du climat qui est le même que celui du Qatar à cette période de l’année. C’est quasiment impossible de jouer. Le taux d’humidité et chaleur sont énormes», a justifié l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille. Maintenant que le «mal» est fait, Belmadi doit penser comment réussir sa première CAN en qu’entraîneur qui plus est, sera en territoire ennemi. Un sacré défi à relever, quoi !

Mounir Ouassel

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