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CHLEF.. Absence de campagnes de lutte contre les insectes

Les grandes chaleurs arrivent à grands pas et la ville de Chlef est déjà envahie par les insectes nuisibles. En effet, les habitants de la plupart des cités de la ville, à l’exemple des cités Charra, Zeboudj, Meddahi et le centre-ville, ont déjà lancé l’alerte sur un réel danger qui les guète. Les moustiques et autres petites bestioles ont quasiment envahi la ville. Cet état de fait apparemment du à cette absence dans la prise en charge, des quartiers qui sont devenus plus négligés que d’habitude par la prolifération des herbes sauvages, l’accumulation des déchets et aussi par la présence des eaux stagnantes dans les caves, sans oublier le facteur primordial dans cette situation qui est l’absence d’opérations de démoustication à temps. Contrairement aux années précédentes, la campagne de démoustication n’a pas été lancée cette saison dans les normes, dans la commune du chef-lieu de wilaya. Prévue chaque début de printemps, l’opération en question a fait malheureusement défaut… D’habitude, indique un spécialiste en la matière, «les opérations de lutte contre les moustiques, sont lancées régulièrement, à chaque mois de mars. Selon un résident de la cité Charra, cette année, les moustiques sont plus voraces que d’habitude! Cela devient insupportable». Selon un autre résident de la cité Meddahi, cette année, il y en a deux fois plus. «Si je ne mets pas de prise, je me fais attaquer alors que d’habitude, je n’ai rien. J’ai acheté deux prises, des bougies … Bref ! J’ai développé toute une stratégie contre les moustiques, mais il est impossible de se protéger en permanence à l’aide de produits insecticides». Et d’ajouter: Les moustiques sont très nuisibles pour tous ceux qui vivent à proximité de cet oued, vraie fabrique de bestioles de toutes sortes qui peuvent propager des maladies graves et causer de sérieuses allergies. A vrai dire, la prolifération de ces insectes étonne et irrite les riverains qui se demandent, encore, comment les services compétents n’ont pas bougé le doigt pour lutter contre la prolifération des moustiques.
D’habitude, chaque été, les autorités locales, entreprennent une vaste opération de démoustication, pour éradiquer ce fléau à la source, dans les caves des immeubles inondées par les eaux usées et sur les rives de l’oued Cheliff où naissent des milliers d’insectes qui finissent par envahir toute la ville. Ces milieux idéaux pour le pullulement de toutes sortes de bestioles notamment les moustiques qui sont un vrai enfer pour les citoyens dont la vie est devenue insupportable. Cette année, ces traitements insecticides ne sont pas encore effectués par le personnel chargé de l’entretien de l’APC, dans la zone de l’oued qui déverse les effluents, à ciel ouvert, de toute la ville. La situation, disent ces citoyens, «interpelle les services d’hygiène et de prévention» qui doivent procéder particulièrement avec cette invasion, à la pulvérisation de produits insecticides, au nettoyage des égouts, au curage des caves et au désherbage aux niveaux des quartiers concernés pour parer aux risques qui guettent la population dus à la transmission des maladies par les piqûres de ces moustiques.
A. Ali

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