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CHLEF.. Inconfort et insalubrité des minibus

La qualité de l’accueil qui se base sur la propreté et la courtoisie est loin d’être une préoccupation majeure que ce soit du propriétaire ou des services concernés.

Des bus très sales circulant en toute quiétude au centre-ville de Chlef comme s’il s’agissait d’un douar. La saleté des transports en commun ne reflète en rien le statut de service public. La qualité de l’accueil qui se base sur la propreté et la courtoisie est loin d’être une préoccupation majeure que ce soit du propriétaire ou des services concernés. En effet, le constat est sans appel : des autocars sont très sales à l’intérieur comme à l’extérieur et sont drapés d’une épaisse couche de saleté cumulée des jours durant. Station de bus du 5-Juillet à Hay El-Houria dans la ville de Chlef. Un passager quitte le bus qui l’a ramené de Chettia en secouant son pantalon éclaboussée par la saleté. Un geste devenu habituel pour de nombreux passagers à leur descente du car. Il faut le dire, certains bus sont dégoûtants. Selon une source de la direction des Transports, tout bus de transport doit être nettoyé après chaque journée de travail. «On doit au moins le balayer.
Ce qui n’est pas respecté par certains.» «La propreté est une culture». Toutefois, le syndicat des transporteurs compte, selon la même source, sensibiliser ses adhérents sur le problème d’hygiène dans les bus de transport. Certains chauffeurs très pointilleux sur la propreté affirment laver eux-mêmes les bus, d’une part ils n’ont pas assez de temps pour laver son bus dans une station et d’autre part, cela leur coûte pas moins de 3.000 DA. En plus de la saleté, le refus de priorité est devenu la norme, souvent devant le regard d’un policier passif. Les transporteurs imposent leur dictat notamment durant les heures de pointes où les passagers doivent être à l’heure pour leur travail. Une confirmation : le secteur du transport est totalement dévoyé, il suffit pour cela de regarder la chevauchée des conducteurs de bus au cœur de la ville. Certes, les autorités locales ne prennent pas le bus, mais il est aisé de constater l’allure des chauffeurs et receveurs de bus.
Les passagers se demandent, qui se soucie de cet aspect de l’hygiène dans les transports en commun ? La santé du citoyen, n’est pas discutable et n’est pas négociable. «Le secteur du transport urbain à Chlef est dans un état lamentable. Il n’y a pas de respect des fréquences, du confort, de la coordination et encore moins de complémentarité entre les principaux animateurs. Aux comportements condamnables des conducteurs et des receveurs en possession d’armes blanches (dont ils se servent si besoin est), il y a la saleté et la vétusté de ces moyens de locomotion qui ne répondent pas aux normes pour la majorité», nous dit un usager. C’est pourquoi, les citoyens préfèrent les bus publics de l’Entreprise de transport de Chlef (Etuc).
A. Ali

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