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CHLEF.. Les arrêts et les stations sans abribus

Chaque jour, des dizaines d’usagers attendent, à l’air libre, l’arrivée de bus. Ce sont les arbres, malheureusement, qui constituent les « abribus » pour ces villageois oubliés.

Dans la commune du chef-lieu de wilaya de Chlef, les usagers du transport en commun se plaignent du manque flagrant en matière d’abribus. En effet, les citoyens sont souvent exposés aux aléas de la nature. Ils sont contraints d’attendre le transport en commun sous une pluie battante en hivers et un soleil de plomb en été. Les personnes âgées, les femmes et les enfants sont doublement pénalisés. Faute d’abribus et de bancs pour s’asseoir en attendant l’arrivée des autobus, ces personnes attendent le bus debout ou assis à même le sol. Interrogé sur cette situation problématique, un sexagénaire dira: «Nous avons besoin des abribus. Les personnes âgées, les enfants et les femmes ont en besoin. Que ce soit au terminus ou tout le long de l’itinéraire », préconise notre interlocuteur. Chaque jour, des dizaines d’usagers attendent, à l’air libre, l’arrivée de bus. Ce sont les arbres, malheureusement, qui constituent les « abribus » pour ces villageois oubliés. Face au manque flagrant d’abribus, nombre d’usagers ne savent plus sur quel pied danser pendant les moments de forte chaleur ou de grandes pluies parce qu’ils n’ont pas où s’abriter pour attendre le bus. « En attendant l’arrivée de leur autobus, certains d’entre eux sont contraints de se mettre sous une banne d’un commerce ou sous un arbre ». Cependant, une multitude de bus privés et publics font quotidiennement la navette entre les différentes périphéries et le centre-ville, où les abribus font pratiquement défaut tout au loin de l’itinéraire que parcourt les autobus. C’est la raison pour laquelle, nombre de résidents habitués du transport en commun interpellent les responsables locaux pour la mise en place d’abribus au niveau de leur quartier pour remédier à la situation dans laquelle ils se débattent. Les habitants ne souffrent pas seulement des mauvaises prestations des transporteurs, mais également des conditions déplorables quand ils attendent l’arrivée des bus. Une situation qui révolte de nombreux citoyens confrontés aux aléas de la nature pénalisés par le laisser-aller des autorités publiques. La station urbaine des lignes desservants hay Meddahi, Ouled Mohamed, hay Ennasr et Guelaftia, est sans mobilier urbain, malgré l’importance de ce lieu de transit fréquenté quotidiennement par des milliers d’usagers. Un semblant d’arrêt est situé sur la voie publique, qu’un étranger à la commune ne pourra jamais trouver en l’absence de plaques signalétiques ou autres aménagements appropriés. Aussi, les usagers sont livrés à eux-mêmes : «Sans abribus, on se sent comme abandonnés par les autorités publiques», souligne un homme d’un certain âge rencontré sur place. Apparemment, les autorités concernées ne jugent pas utile d’intervenir et procéder à l’installation d’abribus.
A. Ali

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