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CHLEF.. «Un changement du système et non pas dans le système»

La marche d’hier a connu, comme chaque vendredi, une forte mobilisation des Chélifiens, notamment dans les grandes villes de la wilaya. Pour les manifestants, rien n’a changé du côté du pouvoir, qui continue à manœuvrer et à gagner du temps. Le pouvoir n’a donné aucun signe de bonne volonté pour répondre aux revendications claires et légitimes, que le peuple n’a cessé de clamer depuis le 22 février. Pour certains manifestants, l’appel lancé au dialogue par Gaïd Salah, c’est un appel vide dans son contenu, au sens politique du terme.
Pour d’autres, ni les limogeages de plusieurs responsables, ni les poursuites judiciaires contre des hommes d’affaires et d’anciens responsables politiques et sécuritaires, n’ont eu d’effet sur le mouvement populaire, qui reste plus que jamais uni et déterminé à aller vers un seul objectif : «Iroho Gâa !» (Ils partent tous !). «L’armée est actuellement le vrai pouvoir, ce n’est plus un secret pour personne. Elle représente la base sociale du système actuel.
Sa première mission est de ne plus jouer ce rôle de base sociale. Aussi, l’armée peut accompagner ce processus de transition pour que les choses reviennent à leur place. Ensuite, l’armée va revenir à ses missions constitutionnelles et laisser la politique aux politiques», nous a déclaré un avocat à la cours de Chlef. Les manifestants réitèrent leur engagement dans le mouvement populaire enclenché depuis le 22 février passé, appellent au départ de «tout le système et à la liberté de la justice». Ils réclament également, «la primauté du politique sur le militaire», «une République démocratique garantissant la justice sociale» et de «redonner leurs places à la justice», pouvaient être lues sur les banderoles et pancartes brandies par les Chélifiens. Ces derniers réclament aussi le départ du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, et du gouvernement. «Nous voulons le changement du système et non pas dans le système», ont scandé les manifestants. Ils rejettent toute tentative d’entraîner le mouvement populaire «vers le marécage du racisme et des intérêts des lobbies». Les manifestants, encadrés par des éléments de la police, ont sillonné les principales artères de la ville avant de s’arrêter devant le siège de la wilaya, puis se sont dispersés dans le calme.
A-Ali

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