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CHU de Tizi Ouzou: Quarante greffes rénales prévues en 2018

Le service de chirurgie thoracique et vasculaire du CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, qui a réalisé l’année passée 17 greffes rénales, compte programmer quarante autres opérations du genre durant l’année en cours.

C’est ce qu’a indiqué le professeur, Ahmed Nekhla, responsable du service de la chirurgie thoracique et vasculaire au CHU de Tizi Ouzou, non sans préciser que le nombre de greffes rénales prévues durant l’année en cours est de loin supérieur au nombre d’opérations réalisées durant les trois dernières années qui ne dépassent pas, selon lui, 17 greffes par an. « Nous avons prévu la réalisation de quarante greffes rénales durant l’année 2018 au niveau du CHU de Tizi Ouzou, soit un chiffre en hausse par rapport au nombre d’opérations effectuées ces dernières années à savoir 9 greffes sur les 20 prévues en 2015, 17 en 2016 et 17 autres en 2017 », affirme le professeur non sans préciser que dix couples sont déjà prêts pour subir la greffe rénale dans les prochains jours au niveau de l’hôpital de Tizi Ouzou. «Nous avons déjà programmé dix opérations dans les prochains jours, le temps que les produits de conservation nécessaires soient disponibles au niveau de la pharmacie centrale», ajoute-t-il. Une nouvelle qui n’est pas faite sans rassurer les centaines de malades au niveau de la wilaya qui attendent avec impatience à subir une transplantation rénale et éviter ainsi les longues et harassantes séances de dialyses au niveau du service néphrologie, unique espace réservé à cet effet par le CHU de Tizi Ouzou. Un service qui prend en charge quelques 180 malades pour des séances de dialyse dont 150 pour des séances sur machines et 30 autres selon la technique dite péritonéale, durant quatre heures à raison de quatre séances par semaine. Bien que le CHU de Tizi Ouzou dispose de tous les moyens pour assurer des séances de dialyses au insuffisants rénaux de la wilaya, il n’en demeure pas moins que les médecins de ce service font parfois face au manque de certains réactifs d’où la nécessité de transférer les malades vers d’autres services. Pour les spécialistes en néphrologie, le salut pour les insuffisants rénaux dont le nombre avoisine 900 au niveau de la wilaya, passe par la transplantation rénale. « Il faut encourager les citoyens à faire le don d’un rein au profit de leurs proches. C’est une opération que l’on peut prendre en charge au niveau du CHU de Tizi Ouzou sans aucun problème et je lance un appel aux futurs donneurs de venir au service néphrologie afin qu’on leur explique les démarches à suivre et faire les bilans nécessaires, a affirmé récemment, professeur Lynda Badaoui, du service néphrologie au CHU Neddir Mohamed à l’occasion d’une journée de sensibilisation au profit des insuffisances rénaux, organisée à la Maison de la culture Mouloud Mammeri par l’association des dialysés de la wilaya.

Encourager le don d’organes

Dans son exposé, la même intervenante a également mis l’accent sur le manque de donneurs au niveau de la wilaya d’où d’ailleurs le nombre insignifiants de transplantations rénales effectuées au CHU de Tizi Ouzou, savoir moins de 150 opérations en dix ans. Une situation qui fait que les malades se retrouvent contraints d’effectuer des séances de dialyses plusieurs fois par semaine, avec tous les désagréments que cela engendre notamment pour ceux qui viennent de très loin. L’hémodialyse consiste à suppléer les reins déficients en nettoyant le sang plusieurs fois par semaine grâce à une machine. On sait que le corps humain fabrique en permanence des déchets. Ceux-ci sont immédiatement récupérés par le sang et transportés jusqu’au rein pour être éliminés. Quand les reins ne fonctionnent plus, ils ne peuvent plus éliminer ni les déchets produits par l’organisme ni d’ailleurs l’eau que nous buvons. Résultat : d’une part, l’organisme est intoxiqué par les déchets et, d’autre part, l’eau que nous buvons est retenue sous forme d’œdèmes, responsables d’une prise de poids anormale. L’hémodialyse va donc permettre d’éliminer les déchets de l’organisme. Le sang chargé de déchets passe dans un appareil ; les déchets sont éliminés ; le sang revient nettoyé dans le corps et peut à nouveau se charger de déchets et aller les éliminer dans l’appareil. Et ainsi de suite. Dans le même temps, la machine permet d’éliminer l’eau accumulée dans les œdèmes.
Au bout de quelques heures, l’organisme est suffisamment débarrassé de ses déchets et de l’eau accumulée pour que l’on puisse arrêter la dialyse. Mais, rapidement, le corps va à nouveau se charger de déchets, raison pour laquelle il faut suivre plusieurs séances de dialyse par semaine. Il existe aussi une autre méthode pour soigner les insuffisants rénaux. Il s’agit de la dialyse péritonéale (DP) qui est une technique de suppléance rénale utilisée lors d’insuffisance rénale terminale. Elle permet au patient de gérer son traitement à domicile de manière autonome ou assistée.
La dialyse péritonéale offre l’avantage d’être douce avec peu de fatigue engendrée, mais elle implique un risque de péritonite et nécessite l’apprentissage par le patient des modalités d’asepsie.

Ali Chebli

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