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Clôture du 11e Festival international d’Oran du film arabe: «Jusqu’à la fin des temps» décroche le «Wihr d’or»

Après six jours de compétition et de projection, la onzième édition du Festival international d’Oran, du film arabe (FIOFA) a pris fin, mardi dernier au soir, à Oran, en décernant le «Wihr d’Or» au film «Jusqu’à la fin des temps» de la réalisatrice Yasmine Chouikh.

Mettant en compétition, dix longs métrages, 14 courts métrages et 14 documentaires pour décrocher le «Wihr d’or» (lion d’or), la 11e édition du FIOFA (25 au 31 juillet) a ainsi attribué ce grand prix au long métrage «Jusqu’à la fin des temps» de la réalisatrice algérienne Yasmine Chouikh. Le prix du jury a été décerné au film «Wajib» (Devoir) de la réalisatrice palestinienne Anne Marie Jasser. Le Marocain Azelarab Alaoui a remporté quand à lui le prix du meilleur réalisateur pour son film «Douar El Boum» alors que le prix du meilleur scénario est revenu à l’Egyptien Haithem Debbour dans le film «Photocopie». En ce qui concerne le prix du meilleur rôle féminin, il a été attribué à l’actrice tunisienne Amira Chebli pour sa prestation dans le film «Tunis by night», alors que celui du meilleur rôle masculin a été décerné aux Palestiniens Mohamed et Salah Bekri. Dans la catégorie des courts métrages, le prix du «Wihr d’or» a été décerné au film «Chahn» du réalisateur Karim Rahbani du Liban et celui du jury au film «Raqsat el fadjr» (Danse de l’aube) de la réalisatrice Tunisienne Amina Nedjar. Le film documentaire «Taâm el ismint» (Goût du ciment) du réalisateur syrien Zyad Kelthoum a été proclamé meilleure oeuvre dans sa catégorie où le prix du jury a été décerné au documentaire «La bataille d’Alger, un film dans l’histoire» du réalisateur algérien Malek Bensmail. Le prix «Panormama du court métrage» n’a pas été attribué eu égard des oeuvres proposées, selon le jury. Rappelons en outre que le jury de la section long métrage a été présidé par le cinéaste algérien Merzak Allouache. La cinéaste libanaise Takla Chamoun pour les courts métrages et le réalisateur et écrivain irakien Kacem Hawl Sadoum pour les documentaires. Par ailleurs, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a été honoré lors de la cérémonie de clôture du FIOFA, en guise de reconnaissance pour son intérêt pour la culture en Algérie alors que l’artiste syrien Abdelmounaam Amiri et la défunte comédienne algérienne Sonia ont été également honorés.

Une édition difficile

Par ailleurs, il est utile de souligner que cette édition a été marquée par de multiples couacs, une désorganisation flagrante et beaucoup de ratage. En effet, cette 11ème édition censé être celle de la maturité, a connu sa plus difficile édition puisque elle a été une véritable déception pour de nombreux invités et participants. En effet, avec la restriction budgétaire, une organisation hasardeuse (retard lors de la soirée d’ouverture, retard dans la préparation et la réception des salles de projections, une prise en charge des journalistes approximative , retard lors des conférences et atelier de formation, conflit internes…), des films et des comédiens oubliés…En somme, cette 11e édition a prouvée encore une fois, la faiblesse des organismes culturels dans l’organisation d’événements culturels, d’autant plus qu’il s’agit ici d’un événement international placé sous l’égide du président de la République. Toutefois, et en dépit de ces nombreuses difficultés, le festival de cinéma s’est déroulé dans de bonnes conditions techniques avec la projection de films surprenants et pour la plupart, projeté pour la première fois à l’international. Et dans son allocution de clôture, le secrétaire général du ministère de la Culture, Ismail Oulebcir a affirmé la volonté de son département ministériel à poursuivre son soutien à ce rendez-vous cinématographique et à toutes les activités qui contribuent au développement de la culture et au renforcement et à la promotion de la créativité en Algérie. Il a réitéré aussi les engagements du ministère de la Culture dans ce sens en dépit de la faiblesse des ressources financières en application de la Constitution qui garantit le droit du citoyen à la culture, soulignant que l’acte culturel est un élément essentiel dans la cohésion sociale et l’interaction dans la société algérienne.

Sara B.

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