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Commémoration du 60e anniversaire de la mort de Amirouche Aït Hamouda.. La Fondation au rendez-vous

La Fondation Colonel Amirouche était au rendez-vous hier pour commémorer le 60e anniversaire de la mort du Colonel Amirouche et Si Lhaouès tombés au champ d’honneur le 29 mars 1959 à Djebel Tameur dans la wilaya de Bousaâda. La commémoration devait intervenir avant-hier vendredi, mais les festivités ont été renvoyées au lendemain en raison des marches populaires qui se tiennent chaque vendredi.
Le Colonel Amirouche, l’une de figures des plus emblématiques de la révolution, surnommé par les Français «Le loup de l’Akfadou» et «Amirouche le terrible», est né le 31 octobre 1926, à Tassaft Ouguemoun, dans l’actuelle commune d’Iboudrarène, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou. «Orphelin, il est le fils d’Amirouche Aït Hamouda et de Fatima Aït Mendès Bent Ramdane. À la mort de son père, il hérite de son prénom, comme l’exige la tradition», est-il écrit dans l’une de ses biographies.
«Amirouche se marie, à Oued Fodda, avec sa cousine germaine. Son oncle-beau-père, plus riche que le reste de la famille, l’aide à monter un petit commerce de bijouterie à Relizane. C’est dans cette bourgade de l’Oranie qu’il retravaille et vend, entre autres pièces, les colliers, les bracelets et les bagues des Aït Yenni, dont la renommée artistique s’étend bien au-delà de la Kabylie». Il s’engage ensuite dans la politique. Non content d’adhérer au MTLD et de quitter Relizane pour aller s’employer, à Alger, comme permanent au siège de ce mouvement, place de Chartres, il entre à l’OS. Lorsque la répression s’abat sur l’Organisation Spéciale du MTLD, en 1950- 1951, Amirouche est incarcéré. Libéré, mais interdit de séjour à Alger, il retourne, à sa sortie de prison, à Relizane, mais il va clandestinement passer les dimanches dans la capitale.
Bien qu’il soit fort anticommuniste, il va souvent rendre visite à des amis du journal du PCA Alger Républicain. Il part ensuite en France et milite, à Paris, au MTLD. Il intègre les rangs de l’ALN à un moment crucial, puisque le chef du maquis de la zone de Michelet, Amar Ait Chikh, venait d’être tué dans un accrochage avec une unité française. Les combattants sont démoralisés. Amirouche leur donna des conseils pour se réorganiser. Il rencontre Krim Belkacem en 1955. Son ascension et sa responsabilité au sein de l’ALN sont fulgurantes au point de devenir le numéro2 de la wilaya III historique.
B. B.

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