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COMMUNE Chihani, wilaya d’El Tarf: El Mekkia, une cité livrée à elle-même

Les habitants de la cité à forte densité populaire (El Mekkia ), commune de Chihani, daïra de Dréan, wilaya d’El Tarf, vit dans l’isolement total, ne profitant d’aucun avantage du confort de la vie quotidienne.

La cité distante de presque cinq kilomètres du chef-lieu de la commune est considérée comme étant la plus peuplée de la municipalité, mais la plus démunie et la plus pauvre en matière de prestation de services publics, en raison de l’absence totale de structures d’accueil, qu’elles soient scolaires, sportives, culturelles, ou même de transports collectifs et individuels. Il y a presque trois années, les autorités locales ont réalisé à la cité Mekkia deux sièges, le premier inscrit comme centre de soins ( R+1), le second comme antenne administrative, censés tous les deux, une fois mis en exploitation, alléger le fardeau du transport qui a longuement épuisé les habitants de la cité El Mekkia. Les deux sièges sont aujourd’hui à l’état d’abandon total et un point de chute des marginaux qui en ont fait un lieu de débauche au vu et au su des élus et responsables locaux, d’où la colère des riverains. Les deux structures ont fait l’objet d’actes de vandalisme ayant touché l’ensemble de l’installation électrique et sanitaire, la totalité des portes et fenêtres en aluminium et boiserie etc. Les auteurs de ces actes sont connus de tous, d’après le P/Apc de chihani, en l’occurrence Nouadria Mohamed. La fiche technique élaborée par les services compétents de l’Apc de Chihani ont fixé le montant de 290 millions de centimes pour la réhabilitation de la première structure censée procurer des soins médicaux, et presque le même montant pour la seconde structure, d’après le maire de Chihani.
A l’instar des communes enclavées du pays, les habitants de la cité El Mekkia payent lourdement la passivité et la négligence de leurs responsables et élus locaux. A titre de rappel, cette grande cité populaire ne compte à son actif qu’une seule école primaire dont la capacité d’accueil est très loin de répondre aux besoins et aspirations de la population. Par ailleurs, vu sa situation géographique, l’école primaire présente un sérieux danger pour les enfants scolarisés qui, pour regagner les bancs de l’école, n’ont d’autre alternative que de traverser un passage à niveau où le train de marchandises en perpétuel mouvement assurant le transport régulier et quotidien de minerai provenant de la ville d’El Ouenza vers le complexe sidérurgique d’El Hajar ainsi que le train de voyageurs reliant Annaba à Tébessa. Pour la préservation de la vie de nos enfants et la bonne prise en charge de leur scolarisation, une nouvelle étude de la carte scolaire s’impose comme une priorité absolue.

Mohamed Rachid Goubaa

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