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Conflits dans les APC: Bedoui parle de «cas isolés»

La commune, trait d’union entre l’administrateur et l’administré, ne peut pas répondre aux besoins des citoyens, si celle-ci demeure embourbée dans des conflits entre ses membres et entre son premier responsable, le P/Apc, et les élus.
Le blocage dans les 1541 communes que compte le pays semble s’atténuer. «La majorité des différends opposant les membres des Assemblées populaires communales (APC), et la majorité des conflits qui concernent la désignation des vice-présidents et présidents des commissions, a été réglée en faisant prévaloir l’intérêt général sur les intérêts personnels, et ce, grâce aux efforts déployés par les autorités locales», a affirmé le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui, jeudi à Alger. En réponse à la question orale d’un député, sur la stratégie suivie pour mettre les communes à l’abri des conflits politiques ayant entraîné plusieurs situations de blocage, le ministre a souligné que «cette situation n’a pas influé sur le fonctionnement normal des affaires de ces assemblées». Selon Bedoui, il y a «moins de 19 communes où les membres des assemblées ne sont pas parvenus à un accord ou une entente». Il confirme aussi que «les autorités locales ont appliqué les dispositions du code communal relatives au pouvoir de substitution du wali, pour assurer le fonctionnement normal des services de la commune et de ses structures publiques, ainsi que les prestations prodiguées par les structures et administrations publiques au citoyen».
Il a assuré dans ce cadre, que «ce même chiffre devrait baisser grâce aux efforts déployés par les autorités locales, en vue d’assurer le bon fonctionnement de ces assemblées». Le cadre juridique relatif aux opérations de vote en vigueur a traité la majorité des lacunes et vides juridiques ayant été à l’origine du gel et du blocage de plusieurs APC lors de précédents mandats, a soutenu M. Bedoui, ajoutant que «le blocage ne se pose plus du point de vue juridique au niveau du président d’APC, grâce à la procédure relative à la désignation du président d’APC parmi les têtes de liste ayant obtenu la majorité des voix des électeurs, au lieu de la majorité des sièges». Par ailleurs, il considère que les différends politiques entre élus ne sont qu’un phénomène naturel du système démocratique. «Il est politiquement et moralement inacceptable que ces différends se développent en règlements de comptes entre certains élus, qui font prévaloir leurs intérêts personnels sur l’intérêt général», a-t-il estimé. Enfin et pour mettre un terme à ces conflits, il affirme que son département a mis en place la disposition juridique relative au pouvoir de substitution du wali, une mesure exceptionnelle à laquelle il est fait recours en cas de force majeure, faute de solution consensuelle aux différends opposant les membres de l’APC.
Smail M.

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