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Contrairement aux islamistes qui ont fait naufrage: Percée fulgurante pour El Moustakbal

 

Parmi les faits marquants des dernières joutes électorales, il y a lieu de constater la montée fulgurante du parti d’El Moustakbal qui est arrivé en tête dans 71 communes et pesé à hauteur de 6,54% dans les élections des assemblées de wilayas.
Mais face à l’ascension de ce jeune parti, les formations d’obédience islamiste ont, quant à elles, beaucoup régressé et ne détiennent désormais que 57 communes, au moment où leur représentativité au niveau des wilayas ne vaut que 152 sièges, sur un total de plus de 4000 sièges à pourvoir à travers le territoire national.
A les prendre séparément, les listes du Mouvement de la société de la paix n’ont pu passer premières que dans 49 communes, contre 1541 possibles, au moment où l’alliance En-nahda, El Adala, El Bina ont récolté la majorité des voix des citoyens dans seulement 8 municipalités. Le parti El Islah n’a, pour sa part, été accrédité pour prendre en main aucune commune. Lors des dernières élections locales, les partis islamistes ont fait mieux, même si ces formations ont déjà perdu du terrain du fait que les partis traditionnels ont reconquis certaines localités. En fait, le chef de file des partis islamistes qu’est le HMS fait à chaque approche d’élections de nouvelles alliances avec des partis de même obédience que lui ou alors avec les partis du pouvoir comme c’était le cas en 2007 lorsqu’il s’est allié avec le FLN et le RND pour constituer l’alliance présidentielle.
Une alliance qui a duré le temps d’une législature, avant que le parti du défunt Mahfoud Nahnah ne scelle une autre alliance avec des formations de la famille politique islamiste, donnant ainsi naissance à l’Alliance de l’Algérie Verte (AAV). Encore une fois, cette alliance a volé en éclats pour être troquée pour une nouvelle, celle formée avec le parti de Abdelmadjid Menasra. Cette instabilité a été rehaussée encore une fois par des défections des cadres des partis à l’instar de celle effectuée par Amar Ghoul qui a créé son propre parti, celui de TAJ, en s’alliant avec des formations pro-pouvoir, réunies autour du programme du président de la République.
Tous ces éléments conjugués au fait que les partis au pouvoir (FLN et RND) en tête ont ces dernières années conquis des territoires jadis acquis aux formations islamistes. Face à la débâcle essuyée par les islamistes, ces derniers qui d’habitude figurent parmi les premiers à communiquer à l’issue de l’annonce des résultats ne se sont cette fois-ci pas empressés de faire des déclarations. De tels résultats feront certainement l’objet de recours, puisque le FLN et le RND qui ont récolté un grand nombre d’APC et d’APW se disent lésés et promettent d’introduire des recours au niveau des instances compétentes. Quoi qu’il en soit, les résultats de la dernière échéance électorale remettent sérieusement en cause la légitimité des partis islamistes encore actifs sur la scène politique. Une position confortée par l’émergence de nouvelles forces politiques dont celles d’El Moustakbal, dont la présence est confortée d’élection en élection.

Hafid M.

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