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Contre-performances.. Les causes de nos mauvais résultats

Les raisons sont aujourd’hui connues, il suffit de planifier des plans de charge, des plans d’action ou des programmes à hauteur du haut niveau.

Les sports individuels ne sont pas en reste en matière de mauvais résultats techniques, la régression de nos athlètes se fait remarquer à chaque fois qu’il y a compétition. Pas loin, la direction technique de la fédération Algérienne d’athlétisme, chapeautée par Abderrahmane Morceli, avait estimé que «le positionnement de nos meilleurs athlètes sur le plan africain nous renseigne clairement sur la situation et la disparité importante de leurs performances par rapport au niveau continental, notamment dans les courses de distance et de vitesse». La DTN avait estimé que les performances africaines se hissent au plus haut niveau mondial où il est difficile pour les nôtres de se distinguer. En natation et en escrime, c’est plutôt mi-figue, mi-raisin, hormis quelques athlètes qui arrivent quelque peu à secouer le cocotier sur le plan continental ; les autres devront attendre de meilleurs moyens sans doute pour sortir de cette coquille.
En gymnastique, c’est aussi la grande disette en termes de résultats, car nos athlètes souffrent énormément sur le plan infrastructurel, sans doute la cause réelle de cette légère perte de vitesse. En somme, les raisons sont aujourd’hui connues, il suffit de planifier des plans de charge, des plans d’action ou des programmes à hauteur du haut niveau, pour espérer voir sortir nos athlètes de ce symptôme provoquant un sommeil profond et de longue durée. Les différentes contre-performances ont toutes les chances de continuer à représenter la pomme de discorde entre acteurs du sport national. Alors que certains parlent d’une véritable dégradation de notre performance, des responsables du sport s’attachent à la thèse de la composante humaine qui semble en être la cause. C’est ce que ces derniers déclarent à chaque fois qu’il y a déconfiture.
D’autres attribuent la régression de notre sport au manque de moyens ou à la valse des entraîneurs qui semble aussi en être l’autre raison. Cela dit, après le basket-ball loin de convaincre sur le plan arabe et africain, le handball a connu sa plus grande chute au lendemain de sa mauvaise prestation lors de la dernière CAN au Gabon ; idem pour le volley-ball algérien qui continue sa descente aux enfers. Cette discipline qui a tant donné en termes de résultats techniques n’arrive plus à se ressaisir, comme cela été prévu par ses responsables.
Comme un peu partout à travers les autres pratiques sportives, et lors des récents championnats continentaux, nos clubs se sont vus classés respectivement à la quatorzième et seizième places après avoir été éliminés prématurément avec des classements pas très honorables. En basketball, nous sommes encore loin du niveau arabe et africain : nos handballeurs semblaient planer en Afrique et commençaient à faire des jaloux sur le plan méditerranéen, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Ce dernier s’éloigne peu à peu du podium africain. Pire en volley-ball, où nos clubs et nos équipes nationales ne savent plus ou donner de la tête : ils font à chaque fois chou blanc, ils ont corroboré la mauvaise santé de notre balle haute alors que récemment, l’on se qualifiait aisément.
Des sempiternelles défaites qui font mal, lesquelles aussi devront faire réagir les responsables des différentes disciplines, face notamment à des formations loin d’être des foudres de guerre. Le football n’échappe pas à la règle, il est aussi loin du compte, sauf ses qualifications en coupe du monde qui l’ont rehaussé au standing international sans aller bien entendu au delà des huitièmes de finales.
Le système de compétition, le manque d’entraînement…
Les raisons se sont multipliées : le système de compétition, le manque d’entraînement, d’infrastructure ou encore des joueurs étrangers évoluant dans des clubs arabes. Ne faut-il pas aller chercher ailleurs les véritables raisons de cette contre-performance, la vraie donne fait que rien ne peut rappeler pour secourir des formations nationales en perte de vitesse. La décision ne doit pas être prise sur un simple coup de tête, mais doit être collégiale ; l’inverse s’avère d’ailleurs infructueux pour notre sport. En définitive, la descente aux enfers continue, et l’on ne connaît plus les raisons. «Le niveau du championnat national est loin d’être à la hauteur de celui de nos voisins pour ne citer que ceux-là. Même des nations en difficulté, telles l’Irak ou la Libye, sont arrivées à nous mettre dans des situations complexes, cela reste inconcevable», diront les responsables des sport-Co, lors d’un passage à une des radios nationales. Ces causes ne doivent pas être mêlées à des prestations plutôt médiocres, sinon, comment peut-on fléchir devant des formations ne disposant point de moyens leur permettant d’accéder à ce stade de la compétition ? Comment arrivera-t-on à relever la tête, lorsqu’on perd contre des équipes qu’on avait l’habitude de malmener sur un terrain ?
Ahmed Chébaraka

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