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Coopération algéro-française: Le FCE veut exporter les produits de l’artisanat de Kabylie

Des chefs d’entreprises ont soutenu à l’unanimité la promotion de l’exportation des produits du terroir et l’artisanat de Kabylie et leur placement sur le marché international, notamment en France.

C’est l’une des recommandations principales de la conférence de presse sur le développement de l’entreprise organisée, mercredi dernier, au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri et qui entre dans le cadre de la coopération algéro-française.
Organisée par l’association Touiza Solidarité, cette rencontre a vu la présence d’une délégation de chefs d’entreprises des deux rives de la méditerranée, algérienne et française à leur tête, le haut responsable à la coopération industrielle et technologie franco-algérienne, Jean-Louis Levet. Du côté algérien, cette manifestation a été rehaussée par la présence de représentants du FCE, la Chambre de commerce et de l’Industrie et des chefs d’entreprises.
Lors de son intervention, le délégué du Forum des chefs d’entreprises (FCE) de Tizi-Ouzou, Lakhdar Madjene a appelé les chefs d’entreprises d’accompagner les agriculteurs et les artisans de la wilaya pour pérenniser leur activités qui risquent dans le proche avenir de disparaître. Ainsi, il a plaidé pour la création d’associations chargées du placement des produits de l’artisanat de la Kabylie en France pour contribuer à leur écoulement sur le marché international.
«Notre mission au sein du FCE est d’accompagner les arboriculteurs de la région et les artisans pour exporter les produits du terroir en l’occurrence la poterie, la bijouterie d’Ath Yenni, le tapis d’Aït Hichem dont l’objectif est de sauvegarder ces activités ancestrales».
Madjene a affirmé que l’entreprise attend des partenariats algéro-français la valorisation de son produit sur le marché international pour son exportation. «Aujourd’hui, il faut aller au-delà du marché local et se focaliser sur l’exportation du produit à l’étranger», a-t-il insisté. Le même interlocuteur a défendu la relance du tourisme de montagne en Kabylie, du tourisme balnéaire mais aussi le tourisme médical, comme ce fut le cas en Tunisie et en Turquie. Une démarche qui constitue une valeur ajoutée pour l’économie locale.

Pour une stratégie «gagnant-gagnant»

De son côté, le haut responsable à la Coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet a précisé que leur objectif est de continuer à coopérer avec les industriels de la wilaya de Tizi-Ouzou dans le cadre d’une stratégie gagnant-gagnant qui vise la création de richesses et d’emplois. Ceci tout en émettant le vœu de mettre en place une stratégie de croissance industrielle de qualité au niveau local qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat algéro-français. «Notre mission est de créer des projets industriels compétitifs de grande dimension dans la wilaya de Tizi-Ouzou, comme ce fut le cas à Sétif ou bien à Oran». Pour concrétiser ce vœu, Levet a appelé l’ensemble des acteurs locaux à se mobiliser autour d’un projet commun.
Ainsi, il a mis l’accent sur la création de passerelles entre le secteur industriel et l’université pour améliorer la qualité de la formation qui, bien sûr, se répercute sur la qualité du produit qui sera compétitif que ce soit sur le marché national ou bien international.
«Nous souhaitons lancer ce processus avec 3 à 4 universités algériennes et d’avoir un groupe de travail de la conférence des présidents d’universités afin que les universitaires puissent travailler avec les acteurs économiques. Nous sommes en négociations avec le ministère de l’Industrie algérienne pour cet effet».
89 700 commerçants ont adhéré à la CCI.
Lors de son intervention, le président de la Chambre de commerce et de l’Industrie (CCI), Ameziane Medjkouh a exprimé sa satisfaction quant à la politique de substitution aux exportations décidée par les pouvoirs publics qui d’après lui, incite les chefs des entreprises nationales d’y réfléchir concrètement pour mettre en place une stratégie de production efficiente pour l’économie nationale. «Il y a 851 produits qui portent atteinte à l’économie nationale et à la facture des importations qui ne cesse d’augmenter», a-t-il dit.
Par ailleurs, le même conférencier a soulevé certaines lacunes qui pénalisent l’activité industrielle au niveau local.
Pour cela, il a soulevé le problème de maintenance industrielle auquel font face les entreprises qui est dû à l’absence d’une stratégie nationale dans ce créneau. A cet effet, il a félicité la décision prise portant l’installation d’un Centre de maintenance dont elle a fait bénéficier la wilaya et qui sera concrétisé dans les prochaines jours.
En termes de chiffres, Medjkouh a indiqué que 89 700 commerçants sont affiliés à la chambre de commerce et de l’industrie de Tizi-Ouzou. Ce qui lui confère la place en troisième position au niveau national derrière Alger et Oran. Alors que le tissu industriel de la wilaya est composé de 31 700 TPE/PME dont 37,6% exercent dans les services, 32, 9% dans le BTPH, 16,2% dans le commerce du détail, 7,5% dans le commerce de gros et 5,8% dans l’importation.

Z. C. Hamri

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