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Coopération gazière et perspectives du marché pétrolier: Guitouni cette semaine au Qatar

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, effectuera une visite officielle au Qatar, le 6 février prochain, et ce, à l’invitation de son homologue qatari, le ministre de l’Energie et de l’Industrie, Mohamed Ben Salah Essada, a indiqué jeudi, un communiqué du ministère transmis à notre rédaction. Selon la même source, cette visite sera consacrée à l’examen de l’état des relations de coopération entre l’Algérie et le Qatar dans le domaine énergétique et les perspectives de leur développement.
Les opportunités d’investissement et de partenariat entre les entreprises des deux pays seront également abordées par les deux parties, a-t-elle souligné.
De même, le ministre sera accompagné par le P-dg de Sonatrach et des hauts cadres du ministère, a fait savoir la source en ajoutant qu’il aura, au cours de cette visite, des entretiens avec son homologue et d’autres hauts responsables qataris. L’Algérie et le Qatar sont membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et du Forum des pays exportateurs du gaz (Gas exporting countries Forum-GECF).
Le GECF est une organisation intergouvernementale créée lors de la 8ème session du Forum informel des mêmes pays, tenue à Moscou en décembre 2008.
Il est actuellement composé de 12 pays membres, en l’occurrence: l’Algérie, la Bolivie, la Guinée équatoriale, l’Egypte, l’Iran, la Libye, le Nigéria, le Qatar, la Russie, Trinidad et Tobago, les Emirats arabes unis et le Venezuela, ainsi que de 7 pays observateurs, à savoir l’Irak, le Kazakhstan, la Norvège, Oman, les Pays-Bas, le Pérou et Azerbaïdjan.
La visite du ministre de l’Energie à Doha intervient dans un contexte de forte tension sur les questions énergétiques notamment gazières. Etant donné que les revenus en devises de l’Algérie proviennent à 50% du pétrole et à 50% du gaz, la concurrence féroce actuelle sur le marché du gaz est fortement appréhendée et nécessite une coordination entre les pays producteurs et exportateurs, à l’instar de l’Algérie, du Qatar et la Russie.
Le renouvellement de plusieurs accords algériens à long terme avec des pays de l’Union européenne pose problème, selon les dernières déclarations du patron du groupe Sonatrach qui a évoqué des «conditions inacceptables» en matière de négociations avec son partenaire traditionnel.
La plupart des contrats – comme ceux de la France et de l’Italie – arrivent à échéance entre 2018 et 2019. La concertation entre les pays membres du Forum des Pays exportateurs de gaz (FPEG) est de mise. Les membres du Forum sont amenés à se concerter sur une méthode afin de déterminer les prix de vente du gaz dans les contrats gaziers. Notons aussi que les 12 pays membres de cette organisation devront faire face à la concurrence du gaz des États-Unis.
Selon les estimations de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), le pays est en phase de devenir, d’ici 2020, le troisième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) après le Qatar et l’Australie. Alger et Doha sont appelés à intensifier la coopération et les échanges dans ce domaine pour défendre leurs intérêts respectifs.

S. Malek

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