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Culture d’arachides à Ghardaïa: Une récolte de 7 560 qx attendue

Au titre de la campagne de cueillette 2018, qui a débuté le mois d’octobre courant dans la wilaya de Ghardaïa, une production de 7.560 quintaux d’arachide Bio, dont les grains, appelés communément «cacahuètes», est attendue, a-t-on indiqué auprès de la direction des services agricoles (DSA). Une superficie cumulée de près de 420 hectares a été consacrée à la culture d’arachide, principalement dans les localités de Seb Seb, Mansourah et Metlili, au sud de la wilaya, précise la même source, ajoutant que la campagne de cueillette pour cette saison est «prometteuse». Les premières récoltes d’arachide sont cédées ce week-end, sur les étals du souk de Ghardaïa, avec un prix oscillant entre 500 et 550 DA le Kilogramme, selon la taille de la gousse. De tous les produits qui s’offrent aux touristes et autres visiteurs de l’incontournable souk de Ghardaïa, ce sont les différentes variétés de dattes et l’arachide de qualité supérieure de la région de Seb Seb qui retiennent l’attention. Car bien que la production arachidière ,,,,,,,,n’ait pas encore atteint sa vitesse de croisière, les cacahuètes de «Seb Seb» ont gagné une notoriété qui a dépassée les frontières de la région de Ghardaïa, a-t-on indiqué. De nombreux vendeurs professionnels achètent en gros la production arachidière de Seb Seb, avant de la griller dans les fourneaux des torréfacteurs, très répandus à Ghardaïa, et la redistribuent ensuite au détail. Le produit est très prisé, notamment par les touristes et autres vacanciers de passage à Ghardaïa, a fait savoir Hadj Boumediene, vendeur au quartier de Theiniet El Makhzen. L’arachide de Seb Seb est l’une des meilleures au monde, a souligné fièrement Hadj Boumediene, indiquant que, pour obtenir un produit d’une telle qualité, les agriculteurs de Seb Seb suivent tous la même recette : une culture biologique. Des cultivateurs des localités Seb Seb, Mansourah et Metlili, accordent un grand intérêt à l’intensification de l’arachide, qui constitue «une culture lucrative dénommée l’or brun», et qui rapporte beaucoup, «notamment avec l’abondance de l’eau, l’ensoleillement et un sol sablonneux», a expliqué Khaled Djebrit, ingénieur à la DSA. Introduite dans les années trente par un agriculteur à Seb Seb, localité désenclavée située à 50 km au sud du chef lieu de wilaya, la culture d’arachide fut généralisée dans les localités de Mansourah et Metlili, dans les années soixante dix, avec l’importation des semences de deux variétés d’origine égyptienne et espagnole, souligne le même technicien, ajoutant que cette culture reste au stade traditionnel dans ces régions désertiques. Les travaux de semis sont réalisés manuellement par une centaine d’agriculteurs, qui sont confrontés à de nombreux problèmes, en particulier leur ignorance de l’itinéraire technique de cette culture, et aux nombreux ravageurs de ce type de culture, notamment les moineaux, les rongeurs et autres prédateurs. De nombreux spécialistes dans le développement rural estiment que l’intensification de cette culture «stratégique», soutenue d’une formation technique des agriculteurs, peut générer un développement durable pour ces contrées enclavées, en créant des unités de conditionnement de cacahuètes, des huileries ou savonneries. On peut également y fabriquer le beurre d’arachide, à partir des graines d’arachide qui sont grillées, broyées et malaxées. On y ajoute des émulsifiants, pour que l’huile libérée par le broyage reste en suspension. De la famille des légumineuses ou Fabacée, l’arachide «Arachis hypogaea», est très nutritive. Les grains ou cacahuète renferment de 40 à 50% d’huile et de 20 à 30% de protéines, ainsi qu’ils constituent une source considérable en vitamine B ; on lui attribue également de nombreuses propriétés pour la santé, tandis que ses feuilles peuvent être utilisées comme aliment de bétail. Durant la campagne précédente (2017), une production de 6.000 quintaux a été réalisée, à travers une superficie cultivée de 400 hectares.

A. Mohamed

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