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Culture de la pomme de terre à Chlef: La maladie du mildiou de retour

Les conditions climatiques ayant affecté, dernièrement, la wilaya de Chlef, caractérisées par une baisse sensible des températures, des rafales de vent accompagnées parfois de précipitations, ont contribué pour beaucoup à l’apparition des premiers symptômes de la maladie du mildiou, un champignon redoutable propre aux végétaux, a-t-on appris auprès de responsables locaux.

Les services en charge du suivi et de la protection des végétaux de la DSA sont actuellement sur le qui-vive pour tenter de circonscrire la maladie. De son côté, le centre régional de la protection des végétaux de Chlef, a mis en garde, à chaque fois les agriculteurs contre les dégâts que peut provoquer le parasite, principalement dans les parcelles de bas-fonds, tout en incitant les producteurs à traiter les champs par les produits phytosanitaires adéquats et aussi à procéder au ramassage des plants atteints et à les incinérer pour éviter toute contamination. Selon un cadre du centre régional de la protection des végétaux, le mildiou de la pomme de terre est une maladie fongique causée par Phytophthora infestans.
Elle peut faire des ravages, si les conditions climatiques sont favorables et en absence de traitements phytosanitaires préventifs.
En Algérie, les températures et les taux d’humidités sont généralement toujours favorables à son développement. Les symptômes, selon la même source, des petites tâches de forme irrégulières d’un vert pâle à foncé d’apparence aqueuse.
Dans des conditions favorables, les taches grossissent rapidement et prennent des teintes brunes qui tuent toutes les feuilles atteintes et se propagent des pétioles à la tige pour finalement tuer toute la plante. D’après des agriculteurs, il existe bien des solutions de prévoyance d’une telle maladie ravageuse, comme l’emploi de pesticides ou produits bio, mais l’opération reste très chère et a tendance à décourager plus d’un fellah, soucieux de réduire les coûts afin d’obtenir une bonne rentabilité à la vente de sa production. La production attendue pour le mois de mai, est estimée à 70.000 quintaux, selon des responsables du secteur.

A. Ali

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