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Dans un appel à la veille de la COP24 ouverte en Pologne: L’Internationale socialiste plaide pour des «changements urgents»

Sous le slogan «Pour une société mondiale durable avant qu’il ne soit trop tard», l’Internationale socialiste (IS) vient de lancer un appel pour renforcer la coopération entre Etats face aux risques de réchauffement climatique.
L’organisation politique internationale qui regroupe presque l’ensemble des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes au monde, dont le Front des forces socialistes (FFS), signataire de l’appel, tire la sonnette d’alarme et plaide un nouveau paradigme de comportement, de production et de consommation. «En dépit des efforts des Nations unies et de nombreux gouvernements, organisations internationales et mouvements de la société civile pour lutter contre les changements climatiques, les données récentes démontrent que si nous n’intensifions pas notre action, il sera trop tard», avertit l’Internationale socialiste, se référant aux dernières déclarations du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC). En effet, le GIEC pense qu’il ne reste qu’une dizaine d’années pour maintenir le réchauffement planétaire à un maximum de 1,5°C, «niveau au-delà duquel chaque demi-degré supplémentaire aggravera fortement les risques de sécheresse, d’inondation, d’extrême chaleur et de pauvreté pour des centaines de millions de personnes», s’inquiète-t-on, jugeant «nécessaire d’entreprendre des changements urgents et sans précédent pour atteindre cet objectif qui est abordable et réalisable». L’appel de l’IS intervenait à la veille de la COP24 (Conférence mondiale sur le climat), ouverte hier à Katowice, en Pologne. Un timing bien choisi, puisqu’à l’occasion, les Etats sont appelés à «renforcer la coopération multilatérale» face à cet enjeu crucial pour l’humanité, et à «intensifier» l’action à tous les niveaux. Cette année en Pologne, la COP 24 doit à la fois mettre en application l’Accord de Paris conclu en 2015 et lancer la dynamique vers une hausse des engagements des Etats pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Tout en rappelant son implication dans la lutte contre les changements climatiques à travers sa «Commission pour une société mondiale durable», l’IS dit avoir identifié les politiques devant être mises en œuvre, «telles qu’une taxe sur les émissions de CO2 (et d’autres gaz à effet de serre)». «Nous sommes engagés et actifs dans l’avènement d’une révolution de pensée, de politique et de mode de vie pour relever ces nouveaux défis», soutiennent les signataires de l’appel, plaidant pour la création d’«un nouveau paradigme dans la manière dont nous agissons, dont nous produisons et dont nous consommons». Ce changement de mentalité requiert, selon eux, que «les Objectifs de développement durable (ODD) soient pleinement intégrés» dans nos programmes d’éducation, de formation professionnelle et de recherche-développement. Et ce n’est qu’avec l’application des ODD que l’on pourra «lutter contre la pauvreté et l’analphabétisme, instaurer la paix, protéger les droits humains, gérer les déplacements de populations et garantir des sociétés justes et durables pour les générations à venir». L’IS s’en prend enfin aux «cercles conservateurs et populistes» du monde entier qui, accuse-t-elle, «minent systématiquement les efforts de lutte contre les changements climatiques ». «Leurs motifs coïncident avec les puissantes industries du pétrole et du gaz qui font pression ouvertement contre toute réglementation qui pourrait réduire leurs bénéfices tout en protégeant l’environnement», assène l’organisation, invitant les partenaires sociaux, la société civile et les citoyens à relever le défi de la responsabilité sociale et intégrer les efforts en faveur d’une société à faible émission de carbone dans leur quotidien.

Aïssa Moussi

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