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De quoi sera fait demain ?

En politique, il ne faut jamais être sûr de rien. Hier puissants, faiseurs et défaiseurs de carrières. Ils peuvent se retrouver sur le carreau, du jour au lendemain. Et, c’est en ce lendemain qu’il convient de rappeler, que chacun est libre d’adopter la position qu’il estime être de bon aloi, malgré le «sûr de rien». Chez nous, une démission d’un poste de président n’est pas inédite. Avant cela, Chadli Bendjedid et Liamine Zéroual avaient suivi la même démarche. Du coup, c’est un événement attendu, car convoqué, voulu et non pas improbable. Et, le lendemain de cette démission devient l’expression la plus laide et la plus inutile qui soit, quand une caisse de résonnance, une évidence à la petite semaine, fait une ouverture vers le précipice des idées reçues ! En fait, tout ce qui s’est dit sur les hypocrisies et les facéties, les incroyances et les comédies, n’est que réalité crasse, difficile à admettre mais, sûre et certaine. Une démission attendue, et les crânes se bourrent de contradictions événementielles, s’en allant à tire-d’aile sur les principales institutions du pays. APN, Sénat, ministères, etc… se recherchent, se juxtaposent, essayent de s’accrocher à l’espoir et l’optimisme du lendemain. On attend et l’on croit en ce lendemain.
C’est que le problème maintenant, c’est qui comme porte-voix pour rassembler, ameuter, faire joindre les disjonctés du vendredi. Demain, vendredi se fera-t-il sans eux ? Entre le marteau et l’enclume, les politiques et le pays avec, se cherchent dans la grisaille des vendredis, probablement ensoleillés. Décidément, on ne peut être sûr de rien… Seul le Conseil constitutionnel a été sûr de constater la vacance de la présidence de la République. Pour le reste, faudra compter sur la prouesse judicieuse des walis, des chefs de daïra et des administrations locales, qui devront éviter de faire de la politique. Cette dernière a perdu, depuis longtemps, crédibilité et confiance. Tout y est bien confus et, la loyauté tout comme les programmes et les idées, sont absents. Aussi, l’heure n’est sûrement pas au politique chez les autorités juridictionnelles d’ordre administratif ou judiciaire.
Elles n’ont pas, en principe, à craindre pour la suite de leurs carrières, quel que fut le locataire d’El Mouradia. En somme, gérer les affaires courantes, en faire bon usage et, ne point convoiter des postes de responsabilité à forts émoluments et limousines à gyrophare, sera le judicieux. C’est le minima qui puisse garantir une transition sans heurts et sans vendredis, s’adressant peut être, aux tenants du pouvoir. A contrario, on peut s’attendre au prolongement de l’adaptabilité aux circonstances. C’est l’une des caractéristiques du mouvement populaire : il s’adapte et, ça n’est pas la girouette qui tourne, c’est plutôt le vent du changement. Un changement qui, pour l’instant, n’est sûr de rien sauf à saisir les opportunités. Finalement et en général, «saisir les opportunités» équivaut à être habile, à rendre hommage à l’intelligence et à la somme des comportements responsables et citoyens. Et toujours sans être sûr de rien, il sera inopportun de considérer que demain réglera tout, en un claquement de doigts, en chansons et sans discernement…
M. N.

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