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Défendue séparément par les Partis, la société civile et les élites.. À quand une conférence commune ?

Les forces de la société civile appellent aussi à un dialogue national global. Une feuille de route presque identique à celle que les partis et personnalités regroupés au sein des Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple, que mène Abdallah Djaballah.

Le mouvement populaire du 22 février pour le départ du système et ses symboles, bouclera bientôt son quatrième mois. Tous les acteurs politiques, personnalités, partis et société civile se sont exprimés et ont proposé, chacun de son coté, une initiative pour une sortie de crise. Même les personnalités ayant quitté la scène depuis des années au profit d’une retraite tranquille, à l’image de l’ancien président Liamine Zeroual, l’ancien diplomate Ahmed Taleb Ibrahimi, l’infatigable militant des droits de l’homme, Ali Yahia Abdennour, pour ne citer que ceux-là, ont tenu à intervenir. Seul dilemme et obstacle, à présent, ces dynamiques peinent hélas, à unir les forces et à se présenter devant l’opinion publique et le Hirak avec une seule proposition de sortie de crise. Samedi 15 juin, les Forces de la société civile ont tenu une conférence nationale où elles ont rendu public une feuille de route consensuelle de sortie de crise. Cette dernière s’articule autour d’une période de transition allant de six mois à une année, gérée par une instance présidentielle ou une personne consensuelle, un gouvernement de compétences nationales et une commission indépendante pour gérer, organiser et proclamer les résultats des élections.
Les forces de la société civile appellent aussi à un dialogue national global avec tous les acteurs autour des moyens de sortie de crise, lequel sera parachevé par une conférence nationale. Une feuille de route presque identique à celle que les partis et personnalités regroupés au sein des Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple, que mène Abdallah Djaballah. Les animateurs de ce conglomérat préparent leur conférence pour le 29 juin, où il sera question de peaufiner le plan déjà proposé et qui tourne autour d’une période de transition limitée à 06 mois, une instance présidentielle composée de «personnalités nationales crédibles, honnêtes et compétentes», un gouvernement de compétences nationales, une commission nationale indépendante d’organisation des élections, et enfin la révision de la loi électorale de façon à garantir des élections libres et transparentes. A ces deux initiatives s’ajoute celle du «Forum de l’élite et des personnalités nationales du Hirak populaire», qui appelle au respect urgent de la souveraineté du peuple à travers l’application des articles 7 et 8 de la Constitution et à la préparation d’une conférence nationale inclusive réunissant les différents acteurs. Rejetant l’idée d’une constituante, les animateurs suggèrent d’aller vers une présidentielle dans un délai de six mois au plus tard. En gros, ils plaident pour une fusion entre la solution politique et la solution constitutionnelle. Le FFS, plus vieux parti de l’opposition, continue quant à lui, de rencontrer partis et personnalités pour tenir une conférence de concertation.
Il estime «plus qu’un indispensable voire urgent», d’accélérer la cadence des rapprochements d’idées et de visions, pour arriver à «la tenue d’une conférence nationale de concertation et de dialogue regroupant les forces vives du changement démocratique dans des délais raisonnables». Une conférence «sans préalables et sans conditions», explique le FFS qui espère voire son initiative «servir d’assise et de rampe de lancement à un vrai pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans le pays».
C’est dire que combien même les initiatives divergent, l’objectif reste le même. Aller vers une Conférence nationale où un dialogue sera ouvert sur toutes les questions qui concernent l’avenir du pays. Il y a un sel préalable : le départ des symboles du régime. Lesquels devraient donc, comprendre que leur démission ouvrira grandes les portes au règlement de la crise. À quand le rapprochement entre toutes les dynamiques ?
Aïssa Moussi

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