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Des clubs formateurs dépouillés par les clubs riches

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Jeter un coup d’œil sur les derniers résultats enregistrés par nos sportifs, nous pousse à revoir toute la politique sportive qui semble, désormais, loin des espérances.

L’on se rappelle dans un des séminaires sur le renouveau du sport algérien qui avait pris fin sur une lecture en plénière, des recommandations de plusieurs ateliers qui ont travaillé sur des thématiques diverses. Celui-ci a été jugé satisfaisant par l’ensemble des acteurs du mouvement sportif présents. Cette louable initiative a permis aux responsables du sport de mieux entreprendre ses destinées. Par contre, ils ont totalement négligé le conflit qui règne entre les clubs de performance dit clubs «riches» et les clubs formateurs, qui se voient obligés de ne pas franchir ce cap. Au lendemain du désengagement des entreprises à prendre en charge la performance nationale, impossible de distinguer aujourd’hui les clubs de performance aux clubs formateurs. Des séminaires sont appelés à rebondir au lendemain de la déconfiture qui a sévi durant deux longues années, le temps de plusieurs disqualifications, en football, en volley-ball, en handball, en basket-ball pour ne citer que le sport-Co. Lors de cette réunion, de haut responsables du sport et d’anciens acteurs du sport, étaient présents, alors que d’autres se sont excusés de ne pas avoir pu répondre favorablement. «Ce travail devra être appliqué sur le terrain, la mise en place de ces ateliers a également été bénéfique puisque sanctionné d’un guide lequel, pourrait étaler ses dispositions sur le moyen ou le long terme», diront certains acteurs du mouvement sportif. Mais que dire des autres compartiments négligés et dont certains clubs en souffrent. Bon nombre sont souvent pris en otage en raison d’un manque de stratégie, d’argent, d’attention, d’infrastructures, de moyens ou de guerres d’intérêts entre personnes qui ne font que les enfoncer….Cela-dit, ce séminaire avait donné à réfléchir à bon nombre de nos responsables à plus haut niveau, une manière pour faire sortir notre sport de son aura.

Un autre séminaire s’impose
Le football algérien en souffre le plus, il va mal aussi, ce qui a amené plus tard, sa structure fédérale à organiser un symposium pour débattre justement de toutes ses problématiques en présence du plus grand nombre d’acteurs. Un symposium sur le sport en impliquant aussi le football, une initiative qui pourrait faire beaucoup d’envieux et d’heureux, surtout en ces temps de vaches maigres. Mais le problème qu’on devrait citer le plus, celui des clubs formateurs et ceux de la performance. L’on sera dans l’obligation de revoir le plan relationnel, l’initiative en question pourrait remettre de l’ordre au sein des clubs en proie à des difficultés énormes. Notre sport a réellement besoin de voir cette carence qui nuit à la performance et à la formation, à trouver preneur. Depuis que le règlement a été instauré par certaines associations, des clubs formateurs se font dépouillés par les clubs les plus riches. Pour contrer cet effet pervers, une solution a été trouvée et depuis, des associations travaillent sur une réforme des indemnités de formation. La logique fait que, «Cette réglementation universelle, prévoit que tout club qui signe un contrat professionnel reversera, et ce, pendant sept ans, des indemnités de formation à tous les clubs, professionnels ou amateurs, qui ont contribué à la formation de l’athlète». Chose qui est loin d’être appliquée en Algérie, chacun mène la barque à sa guise. Beaucoup ont même réussi à évincer certains articles pour en faire des décisions personnelles. La performance en revanche, dépend fortement de la capacité de l’athlète, de l’équipe de clubs à réunir des sportifs aux caractéristiques complémentaires dans le contexte du style de jeu pratiqué, ainsi que de la correspondance entre les caractéristiques individuelles et les compétences requises pour occuper un poste déterminé par rapport à la stratégie de l’équipe.

Une mise en œuvre réelle sur le terrain
Ces changements ont même créé des campagnes d’attaques et de dénigrement dont font l’objet certains techniciens entraîneurs de clubs, face à des présidents de ligues ou de fédérations loin de servir les destinées du sport national. Ce dont a besoin ce secteur, d’une réelle prise en charge, laquelle devra passer par une démarche durable. Les intérêts suprêmes ne sont pas mis au-dessus de toutes autres considérations, rien ne se fera, sans la mise en œuvre réelle sur le terrain de ces dites recommandations. Il faut revenir quelque peu en arrière pour s’apercevoir des derniers résultats des Jeux Méditerranéens de Tarragone, notamment, avec seulement deux médailles en vermeil dans l’escarcelle de notre pays remportées par le karaté et la natation. Pas si loin que ça aussi, des piètres prestations du handball lequel a très mal débuté la CAN des U-21 et U-19, ou encore l’Egypte qui est venu faire le plein en cyclisme dans le cadre du championnat arabe tenu à Mostaganem, aux derniers Jeux Africains de la jeunesse, mais aussi, lors du championnat d’Afrique de natation. En somme, il est grand temps de revoir certains aspects purement techniques, dont rares sont ces personnes qui les connaissent, hormis bien entendu les techniciens, lesquels malheureusement souffrent de cet effet plutôt «boomerang».

 

Ahmed Chébaraka

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